Comment gérer les coups durs?

Identifier le coup dur

Il faut déjà repérer le coup dur, la crise, ce qui n’est pas si évident, car souvent on commence par une phase de déni – du genre « même pas mal’ – qui retarde la réponse adéquate.

Pour cela, une bonne méthode est de ressentir ce qui arrive dans notre corps. Les « coups durs » s’accompagnent d’un fort sentiment de déréalisation, de dépossession, et d’une impression de flottement, de ne pas être réellement dans son propre corps. La réaction au coup dur consiste à trouver un moyen rapide de redevenir, ou de revenir en soi-même.

Une réaction inévitable

En ce qui concerne la réaction, elle est inévitable. Ce n’est pas dans les mauvais moments qu’il faut tenter de se comporter comme un saint. Le « coup dur » est un véritable « coup dur ». Il nous blesse profondément et nous rend très triste. Il faut adapter notre comportement à la situation et nous soigner, tant bien que mal.

La douleur, la tristesse, sont insupportables pour le corps et exigent une compensation pour revenir à un certain équilibre. Il faut quelque chose qui nous procure du plaisir, le plus rapidement possible, pour rééquilibrer le plaisir, nécessaire à l’envie de vivre.

De là le fait que, la plupart du temps, nous compensons en buvant, mangeant, fumant, à l’excès. Ou pire en nous droguant. D’autres, pour lesquels les crises sont trop rapprochées, prennent des médicaments adéquates et prescrits par leur médecin, des anxiolytiques, ou anti-dépresseurs. Dans la majeure partie des cas, il s’agit premièrement de retrouver son corps. De se reconnecter à soi-même. Cette phase est inévitable et il ne faut pas nous mettre martel en tête et nous rendre coupables en pensant l’inverse, ce qui ne fera que nous faire entrer dans un cercle vicieux. Ce n’est pas dans les moments les plus difficiles qu’il faut exiger de soi-même de se comporter comme un saint. Il faut au contraire adapter notre comportement à la situation, pour rebondir au plus vite.

Accepter la compensation. Le faire rapidement après le choc permet de contrer au plus vite le développement de la douleur. Pour certains, ce sera boire beaucoup, pour d’autres manger trop, ou dormir trois jours d’affilée ou encore un peu de chaque. Pour un maximum d’efficacité, il faut trouver ce qui nous « remonte » le plus. Ce n’est pas la même chose pour chacun d’entre-nous et pas nécessairement la même chose à tous les âges de la vie d’une même personne. Et bien sûr, il faut tenter de se faire le moins mal possible, car en ne visant que le plaisir, en fermant les yeux sur tout le reste, nous commettons inévitablement des excès – servant à compenser la peine – qui ont des conséquences sur notre vie, comme une prise de poids, un isolement social, le renforcement d’une addiction.

Mais il ne faut pas s’arrêter là. Il faut aussi mettre en place de petites choses pour retrouver le goût de vivre, selon les possibilités de chacun. Discuter avec ses amis, chercher du confort auprès de ses parents et de sa famille, faire un peu de sport, même si cela se limite à quelques mouvements au début, lire un livre de développement personnel, voir un film, écouter de la musique, regarder un spectacle comique, faire une activité créative que nous aimons… Il faut bien se rappeler que des millions de personnes connaissent les mêmes difficultés. Toutes ces petites habitudes doivent nous aider à retrouver un peu d’énergie et reconstruire notre courage.

La lumière au bout du tunnel

Reconstruire l’avenir

Un coup dur, c’est toujours une modification de nos conditions de vies. Nous chancelons parce que la vie que nous avions prévue, que nous souhaitions, ou encore pour laquelle nous nous sommes battus, ne va pas se dérouler comme nous le souhaitions. Nous sommes déçus et nous sentons rejetés par les autres et par l’univers. Notre avenir, ou le récit que nous avions construit, disparaît à nos propres yeux. Sur le moyen terme, c’est donc notre avenir qu’il faut reconstruire. Il faut faire le deuil de la situation précédente, le plus souvent irrémédiablement perdue, et se projeter dans une nouvelle vision. Et ce, quand bien même le coup du sort qui nous touche, n’aurait pas ou peu de sens. Il y aura, il y a toujours, d’autres occasions qui nous permettrons de nous reconstruire.

C’est de loin la partie la plus difficile. Elle peut nécessiter une profonde remise en cause, une réévaluation de toutes nos raisons de vivre. Heureusement, la plupart du temps, nous n’avons pas besoin d’en arriver là.

Réaction et addictions

Quand nous disons que nous n’avons pas d’autres choix que de compenser le coup dur et de retrouver du plaisir à vivre, cela ne signifie absolument pas que nous devions faire n’importe quoi. Il faut s’habituer et s’endurcir face à toutes les déceptions, grandes et petites, qui ne manqueront pas d’arriver dans de très nombreuses occasions.

Ce que nous disons, c’est uniquement que dans les moments vraiment difficiles, ce n’est pas le moment de chercher la perfection. En revanche, dans les moments où nous allons bien, il est de notre devoir de nous améliorer, d’utiliser une partie de notre énergie pour nous discipliner. Ainsi, lors d’un coup du sort, nos compensation seront automatiquement moins extrêmes. Il est clair que ce n’est pas le jour de la perte de son emploi qu’un alcoolique, par exemple, doit arrêter de boire. En revanche, pendant tout le temps où il avait ce même emploi, il était de son devoir de limiter son addiction et de se sevrer.

De la même manière, si les coups durs sont trop récurrents, nous devons faire une introspection profonde pour arrêter de nous mettre dans des positions à risque. Il nous faut trouver un équilibre de vie plus solide, et c’est en définitive la meilleure solution contre les coups durs.

Tout ceci doit faire l’objet d’un apprentissage, voire d’une éducation venant des parents. Une manière de faire dans laquelle il nous reste beaucoup de progrès à faire.

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