Les clés d’un régime réussi – L’alimentation (2/3)

Maintenant que nous avons vue les principes de la méthode permettant de purifier le mental et de faire un meilleur usage de notre volonté et de nos habitudes, nous pouvons passer à l’alimentation elle-même.

L’alimentation, un élément parmi d’autres

Les troubles alimentaires sont semblables aux autres troubles de l’oralité. Parmi ceux-ci, listons le fait de sucer son pouce, de ronger ses ongles, de fumer cigarettes et pétards, et de boire de l’alcool. Tous passent par la bouche. Comme déjà expliqué en détail dans l’article suivant, https://foodforthoughts.blog/2019/06/07/llca-la-lutte-contre-toutes-les-addictions-suivre-le-bon-chemin-1-4/, il est très important d’aller de la pire habitude à la meilleure habitude.

Si vous faites un régime alors que vous fumer, par exemple, vous ne faites que retarder le moment d’arrêter de fumer. Et il est bien préférable d’arrêter de fumer, ce qui est bien plus mauvais pour la santé que d’être en surpoids. La cigarette n’est d’ailleurs le plus souvent qu’un cache misère destinée à maîtriser le besoin de sucion et ou permettant de nous offrir de petites compensations régulières à nos pensées négatives.

Ceci étant dit, passons à l’alimentation elle-même

Le sucre

Le sucre est l’ennemi n°1 du régime, car c’est chez lui que se cache principalement le principe de l’addiction. Le sucre, sous toutes ses formes, rapides ou lentes (glucides complexes) donne tout simplement faim. Le sucre appelle le sucre. Il est même probable que ce soit le sucre qui soit à l’origine des autres addictions, la cigarette servant par exemple à couper l’envie de sucre.

Le sucre, en nous apportant une satisfaction immédiate intense, dérègle l’organisation du plaisir. Il nous donne un plaisir qui n’existe nulle part ailleurs, sous aucune autre forme. Si cela s’arrêtait là, encore, le mal ne serait peut-être pas si grave. Mais il appelle le sucre! Il donne faim, une vraie faim quasiment impossible à maîtriser. Sous toutes ses formes, et notamment l’alcool, il est l’ennemi n°1 du régime.

La lutte n’est pas simple. Le sucre est partout et en plus il est célébré socialement. Une personne qui ne boit pas est presque considérée comme un fou en France. Toutes les fêtes incluent des gâteaux, les anniversaires, mariages, communions ou autres fêtes religieuses. Le sucre est vu comme la récompense de tout. C’est le goûter après l’école, le coca, la barre chocolaté, les céréales au petit déjeuner. Et ce n’est pas tout! Ces habitudes sont inculquées dès la plus tendre enfance, de sorte que nous ne pouvons quasiment pas y échapper. Les frites, les pizzas, les sauces, les pâtes, le pain, surtout blanc, les confitures. Tout l’art culinaire industriel est un art du sucre!

Il n’y aura pas de solution miracle, ni de modification tonitruante et rapide. Il faut changer, touche par touche, diminuer les quantités et privilégier une certaine qualité. Il y a des choix à faire. On ne devient pas mince et musclé en ne mangeant des pizzas en buvant du vin. C’est tout simplement faux. Il n’est pas possible de maintenir les deux.

Le sucre, drogue de toutes les drogues

Comme toujours, c’est par les pires sucres qu’il faut commencer, l’alcool et les sucres rapides. Il faut les diminuer petit à petit et au maximum. Puis il faudra réduire les autres sucres, moins de pattes, de pain, etc. Comment est-ce possible? En développant l’habitude de manger d’autres aliments.

Les protéines

On peut tenter de suivre tous les régimes du monde, végétarien, végétalien, mono diète, crétois, et que sais-je encore. Ces régimes ont tous les mêmes inconvenient: il est super compliqué de les tenir dans le temps. On peut les suivre un an, voir même cinq ans (j’ai personnellement été végétarien pendant 4 ans). A terme, ils ont tous le même inconvenient: ils manquent de protéines. On peut se passer de sucre, comme nous allons bientôt le voir, mais l’on ne peut absolument pas se passer de protéines.

Regarder une seconde les sportifs. Que consomment-ils? Bien évidemment des protéines, qui sont l’aliment principale du muscle. Pas de protéine, c’est la mort du muscle. En plus, les protéines ont un pouvoir rassasiant que n’ont pas les autres aliments. Ils doivent être la base de toute alimentation, à raison de 1 à 2 grammes par kg par poids du corps. Par exemple, pour un poids de 75kg et si l’on prend 1,5 gr de protéine, il faut 112,5gr de protéines. Sachant que 100gr de poulet ou de thon n’incluent que 30gr de protéines, cela donne une idée de la quantité de produit protéiné qu’il faut prendre par jour, soit environ 375gr de poulet, ce qui est énorme. Même si l’on prend la fourchette basse de 1gr de protéine par kilo, cela fait 75gr, soit l’équivalent de 250 gr de poulet. Nous sommes en déficit cruel de protéines, tout simplement parce que les protéines coûtent plus chères et sont plus complexes à faire entrer dans un processus industriel que les sucres.

La base du régime, ce sont des protéines de qualité. Les principales sources sont le poulet, la viande rouge, le thon et les autres poissons, et les œufs.

Vive les protéines !

Le gras

Le gras a connu un récent retour en grâce -c’est le cas de le dire – avec la redécouverte de la fonction du foi de transformer le gras en sucre, la fonction glycogénique du foi, mise en évidence par Claude Bernard. Le gras donc, peut servir de carburant au corps en lieu et place du sucre.

Le mécanisme s’appelle la cétose. Il a un avantage et un inconvénient, qui sont d’ailleurs le même! Faire fonctionner la cétose, ce mécanisme qui convertir le gras en sucre permet de se passer de sucre… mais il nécessite aussi de se passer très largement de sucre. Pas de cétose si l’on dépasse une quantité de sucre donnée. Pour fonctionner le sucre doit être limitée au stricte minimum. Par ailleurs, la quantité de gras consommée ne doit pas être très importante, sinon c’est le grossissement assuré. Cerise sur le gâteau, ou plutôt amande sur le steack, la céto-adaptation est un mécanisme complexe et lent. On lit parfois qu’il suffit de trois jours de jeûne complet pour la déclencher, et c’est exacte, même si c’est inutile lorsque l’on suit un régime cétogène. Mais si l’on veut que la cétose soit complète, réponde à tous nos besoins, cela prend plusieurs mois.

Pour plus d’information sur le jeûne et la cétose, c’est ici: https://foodforthoughts.blog/2020/05/06/perdre-du-poids-jeune-complet-et-intermittent/

Régal de noix et autres fruits secs

Les légumes et le reste

Avec les protéines, les légumes sont la seconde clé d’une alimentation réussie. Ils rassasient en apportant les vitamines et nutriments nécessaires et sans faire prendre de poids. Brocolis, concombre, haricots verts, poivron, courgettes… plus c’est vert et mieux c’est.

Les fruits sont évidemment bons, mais ils sont sucrés, et donc à manier avec précaution. Les produits laitiers incluent plus ou moins de sucre, notamment les produits fait à base de lait de vache, qui inclut du lactose, une forme particulière de sucre lent qui n’est généralement pas digérées par tout le monde.

Mangez vert!

Se connaître soi-même

Il n’y a pas de recette toute faite applicable à tout le monde ou à tous les moments de la vie. L’alimentation est une dimension, un aspect parmi d’autres de notre vie. Nous pouvons avoir une alimentation dépendant de nos origines, ou de nos convictions. Mais ultimement, ce qu’il faut chercher, c’est l’alimentation qui nous convient, nous permet de rester en forme, de ne pas prendre de poids, voir d’en perdre. Nous ne pouvons pas nous lancer dans des protocoles hyper-strictes, que d’ailleurs le corps refuse. Nous devons garder une soupape de sécurité, nous permettre des exceptions, non pas régulières, mais quand nous en avons vraiment besoin pour nous consoler.

Si l’on se lance dans un régime, pour perdre une dizaine ou une quinzaine de kilos, ce sont avant tout de nouvelles habitudes qu’il faut prendre. Le poids devra suivre. Et il suivra! Il faudra prendre son mal en patience. Plus on est âgé, plus le corps met de temps à s’adapter à un nouveau régime. Plus on perd de poids, plus les kilos restant deviennent difficile à perdre. C’est qu’il gène moins le corps.

Le tout, plutôt que la grande résolution prise dans la croyance au pouvoir de la volonté, est dans la mise en place graduelle de nouvelles habitudes. Pour une habitude simple, il faut compter trois semaines de mise en place. Pour une habitude complexe, jusqu’à trois mois, avec un an de surveillance. C’est bien la patience, les essais, les erreurs, et le progrès continue qui seront vos meilleurs alliés.

La Fontaine, Le lion et le rat

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