En finir avec Max Weber et l’origine soit disant protestante de l’éthique du capitalisme (1/2)

Les valeurs stucturent la vie et l’action

L’hypothèse principale sur laquelle repose la sociologie de Max Weber est l’idée que les actions des groupes et des individus sont guidées par des principes, en l’occurence religieux. C’est ce que l’on appelle la sociologie compréhensive Nous sommes d’accord avec cette hypothèse, qui diffère radicalement de l’idée de processus sans sujet du structuralisme. Nous vivons en fonction de nos valeurs intellectuelles, morales et relgieuses, et ce sont donc elles qu’il s’agit d’étudier, voilà le postulat.

Pour en savoir plus sur la vie et l’oeuvre de Max Weber, nous renvoyons à la notice de Wikipedia, qui est très bien faite: https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Weber. En plus d’être le célèbre sociologue de nous connaissons tout, il fut l’un des contributeurs à la rédaction de la constitution de la République de Weimar, cet éphémère régime qui désignera Hitler chancelier et sera renversé par lui pour créer le IIIème Reich.

Méthode de la thèse contradictoire

Plutôt que de faire une longue analyse de la pensée de Weber, nous allons directement critiquer sa thèse fondamentale. Non, le protestantisme n’est pas au fondement du capitalisme. Il n’est en tout cas pas le seul fondement.

La thèse de Weber souffre de deux défauts rédibitoires. Le premier est que le protestantisme et les 95 thèses de Luther sont, tout à l’inverse de sa thèse, une critique de la financiarisation de la religion et la vente des Indulgences par Rome. Luther développe une pensée religieuse rigoriste et l’argent n’a pas du tout une place centrale et nouvelle dans son oeuvre. La thèse de Wéber ne cadre donc absolument pas avec les thèses protestantes. C’est une contradiction insovable en tant que telle.

Le second point est le refus dans toute son oeuvre, de penser l’impact du catholicisme sur le développement de l’économie capitaliste européenne. Le dernier recueil de ses oeuvres, Economie et société est de ce point de vue édifiant. Weber compare quasiment tous les systèmes au capitalisme pour en chercher la source, judaïsme, protestantisme, confusianisme chinois, etc, mais jamais le catholicisme. Pourquoi? Il n’y a de toute évidence aucune réponse intellectuelle rigoureuse.

Notons que cette insigne faiblesse de la thèse de Weber n’a pas échappé à tout le monde. Schumpeter écrit dans son Histoire de l’analyse économique (tome 1 l’âge des fondateurs, Chp2, §3, Scolastique et capitalisme (Collection tel, page 124), le souligne:

« Par malheur, Max Weber a cautionné de sa grande autorité une manière de penser qui n’a d’autre fondement qu’un mauvais usage de la méthodes de Ideaux Types. Par suite, il chercha une explication par un processus qui s’explique de lui-même, au prix d’une attention suffisante au détail historique. Il latrouva dans l’Esprit Nouveau – c’est-à-dire une attitude différente à l’égar de la vie et des valeurs – engendrée par la Réforme (…). Les objections historiques à cette interprétation sont trop évidentes pour nous retenir. Il est beaucoup plus important de voir l’erreur méthodologique fondamentale qu’elle comporte ».

Ce texte de Schumpeter est à la fois juste et en même temps typique de la méthode universitaire que nous dénonçons dans notre article sur Raymon Aron https://foodforthoughts.blog/2026/06/30/en-finir-avec-raymon-aron/. Schumpeter ne va, nulle part dans les trois tomes de son Histoire de l’analyse économique reprendre et détailler cette objection pourtant cruciale faite à Weber. Il se cache derrière l’idée qu’il fait une histoire de l’analyse, et pas une analyse de l’histoire, tout en reprochant à Weber de ne pas avoir fait une analyse de l’histoire… C’est tellement dommage. Cela ne permet en effet pas d’apporter concrètement la preuve de l’erreur de Weber, qu’avec sa condescendance habituelle, Schumpeter qualifie d’évidente. La réalité est très certainement différente, à savoir ne pas contrarier ces camarades universitaires défendant Weber, et ne pas nuire à la cause communiste, pour laquelle la dénonciation du protestantisme est essentielle. (Un dispositif que Schumpeter a lui-même repris dans Capitalisme, socialisme et démocratie, en faisant de l’individu égoïste avide de gain le repoussoir moral du capitalisme devant conduire inétivablement au communisme. Un individu dont les prémisses philosophiques seraient à trouver chez Bentham, dans la théorie du plaisir).

Cet angle mort de la recherche sur le rôle du catholicisme dans la mise en place du capitalisme est un point décisif pour comprendre pourquoi l’Europe, et singulièrement la France, n’arrive toujours pas à accepter et même à comprendre le système capitaliste et lui oppose toujours un système marxiste, tout en critiquant l’individualisme, le protestantisme, le judaïsme, les Etats-Unis, l’égoïsme, etc (voir à ce sujet notre article En finir avec Marx https://foodforthoughts.blog/2026/08/03/pour-en-finir-avec-marx-la-question-juive/). Entretenir la thèse de Weber, comme le font nos professeurs, c’est entretenir ce mythe de la pureté du catholicisme face à l’argent.

La manière de contredire Weber est essentiellement historique. Il ne s’agira donc pas, en tout cas dans un premier temps, simplement de raconter la naissance du protetantisme. Dans un second temps, nous pourrons en tirer quelques conséquences sur la génèse du capitalisme européen. Nous pouvons dores et déjà affirmer qu’il s’agit bien d’un phénomène civilisationnel complet, qui mèle les marchands italiens, les rois du Saint Empire, l’Eglise de Rome, Luther et, last but not least, la philosophie du sujet, de Descartes à Kant, en passant par Locke.

Découvrons sans plus attendre les origines du protestantisme.

Aux origines du protestantisme

Reconstruire Saint Pierre de Rome

En 1506, le pape Jules II décide de reconstruire entièrement Saint-Pierre de Rome. L’ancien bâtiment est en ruine. Il fait appel notamment à Bramante, un polymathe , comptant parmi les architectes et les peintres les plus importants de la Renaissance. Il a déjà travaillé sur de nombreux édifices religieux (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bramante). C’est le type d’histoire qui nous rappele Les pilliers de la terre de Ken Follett).

Le projet devient progressivement l’un des plus grands chantiers architecturaux d’Europe. Jules II meurt en 1513 sans avoir beaucoup avancé. Il a eu le temps de promulguer une indulgence pour financer les travaux. Son successeur Léon X hérite donc d’un chantier déjà engagé et extrêmement coûteux et d’une indulgence pour le financer. Saint-Pierre est censé être le centre monumental de la chrétienté latine. Pour les papes de la Renaissance, il est difficilement acceptable que le siège du prince des apôtres soit installé dans une basilique antique dégradée.

L’ancienne basilique constantine, dont nous n’avons pas tant de reproduction que cela

Les papes de la Renaissance sont aussi des princes italiens, des acteurs politiques et ou économiques, et pas simplement spirituels. Ils sont en compétition avec les grandes puissances européennes et avec les autres États italiens. Rome doit donc être à la hauteur de son statut.

Léon X

Léon X est un Médicis (https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_X). Il mène une politique de cour très coûteuse et dépense énormément pour le chantier de Saint-Pierre, les arts, les artistes, la cour pontificale, la politique italienne, les guerres et les alliances. La fête de sa nomination comme pape coûtera dit-on 100 000 ducats. Et la papauté fonctionne avec des revenus futurs anticipés, des emprunts et des banquiers. Déjà à cette époque, les charges religieuses et administratives font l’objet d’un véritable commerce, à peine vu comme une forme de corruption. Même l’élection d’un Pape se gagne au moins autant par les florins autant que par la puissance des arguments théologique où les jeux de cours habituels.

Les Fugger

Parmi ces banquier nous trouvons la famille Fugger, grand nom de la finance allemande. Les Fugger sont une grande famille de marchands, basée à Augsbourg, qui devient au tournant des XVe-XVIe siècles l’une des plus puissantes familles financières d’Europe. Point fondamental, c’est une famille catholique (et pas juive, ni protestante, le protestantisme n’existant pas encore). Le personnage central est alors Jakob Fugger (1459-1525), surnommé Jakob le Riche et considéré comme l’homme le plus riche d’Europe à son époque (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacob_Fugger).

Tout au long de leur ascencion, les Fugger vont se diversifier dans le commerce international, l’exploitation minière, notamment l’argent et le cuivre, les prêts aux princes, le financement de la papauté, le change et les opérations financières…Ils sont incontournables. 

A partir de 1493, la famille se développe dans l’extraction de l’argent et du cuivre dans ce qui est aujourd’hui la République tchèque et la Slovaquie, ce qui leur permet d’être à la source de la création monétaire. En 1494, la société est transformée en l’une des premières sociétés en nom collectif d’Europe (une compagnia palese de droit italien). Dans le même temps, le nom a été changé en « Entreprise Ulrich Fugger et frères d’Augsbourg » pour indiquer que les trois frères impliqués avaient des droits égaux en matière commerciale. Les Fugger contrôle directement la production de la monnaie. Les Fugger, c’est un peu les Rothchild avec 300 ans d’avance. Notons que les grandes familles bancaires italiennes, les Médicis, Pazzi, sont également catholiques.

Pour donner une exemple de leur pouvoir, rappelons qu’en 1519, Charles, qui n’est pas encore Charles Quint, cherche à se faire élir empereur du Saint-Empire romain germanique. L’élection implique de convaincre les princes-électeurs, et cette conviction nécessite des fonds importants. Les Fugger, déjà liés à sa famille, prêtent à Charles une partie considérable de l’argent nécessaire à l’achat des votes, et il devient empereur. François 1er, le roi de France, de son côté, perd l’élection. En rémunération pour leur service, les Fugger obtiennent des positions économiques extrêmement favorables, notamment dans les mines. Charles Quint est bien sûr un roi catholique.

L’indulgence

Mais revenons à Rome. Léon X va mettre en place l’indulgence créée par son prédécesseur. La pratique des indulgences n’est pas nouvelle. Elle est au contraire depuis longtemps au coeur de la doctrine chrétienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Indulgence_(catholicisme). L’indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d’un péché déjà pardonnée. Cette rémission-absolution peut s’obtenir par diverses bonnes oeuvres (pélerinage, prières spéciales, visite de reliques, assistance à telle ou telle messe, jeûne, don destiné au chantier d’une cathédrale, etc.

C’est un véritable système de justice divine, ou chaque écart par rapport à la loi de l’Eglise est compensé par une pénitence, un acte de charité ou autre. Mettre en place une indulgence, c’est donc choisir une nouvelle contre-parti permettant la rémission du péché. (Toute comparaison avec une émission obligataire n’est sûrement pas fortuite).

Selon la doctrine catholique, le péché est effacé par la confession. Mais ce sacrement n’enlève pas la peine temporelle due au péché, qui se traduit généralement par un temps de purgatoire après la mort, si elle n’est pas d’abord purgée sur terre par des actes de foi et de charité (actes de réparation). Cette peine temporelle peut être atténuée voire effacée par l’indulgence. L’indulgence est dite partielle ou plénière. Nous voyons à quel point le système de l’économie du péché est sophistiqué. L’indulgence touche le futur. Elle est extrêmement spéculative au sens intellectuel, et pas uniquement financier. Une part de la vie après la mort en est l’enjeu. Il s’agit bien du rachat ou de la compensation temporelle du péché.

La tentation de la simonie, qui consiste à racheter son péché contre de l’argent sonnant et trébuchant est déjà forte dès les Xème et XIème siècle. Elle se développe de plus en plus à fin du Moyen-Age. Elle doit son nom à un personnage des Actes des Apôtres, SImon le Magicien, qui voulut acheter à saint Pierre, son pouvoir de faire des miracles (Actes, VIII.9-21), ce qui lui valut la condamnation de l’ apôtre: « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent ! ». Un exemple célèbre de début de dévoiement des indulgences est, la « Tour de beurre » de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, qui doit son surnom à la vente des dérogations accordées pour consommer des matières grasses pendant le carême. Un exemple qui montre comment l’inflation des péchés permet l’inflation des indulgences et la captation des financers concrètes par l’Eglise.

La tour de beurre est la tour de droite, sans doute principalement le dernier étage.

Au début du XVe siècle l’octroi des indulgences accompagnées de dons à l’Église se généralie sous l’antipape Jean XXIII (pape dont l’élection n’a pas été validée par Rome) . Ces abus sont dénoncés par Jan Hus (1369-1415), qui est un précurseur de Luther.

Sixte IV

En 1476, le pape Sixte IV(https://fr.wikipedia.org/wiki/Sixte_IV– fils de marchand, (il prend notamment, pour l’anecdote, la décision de taxer les prostituées et les prêtres concubinaires de Rome, ce qui rapporte au Saint-Siège chaque année près de 20 000 ducats, soit des sommes considérable) décrète en faveur de l’église de Saint Pierre de Saintes que des indulgences, en faveur des âmes du purgatoire, peuvent être accordées en offrant lors d’une visite d’église, une somme ou une valeur déterminée en vue de la réfection d’une église. Cela se traduit par certains comme acheter une indulgence pour réduire le temps de purgatoire. Dans cette indulgence pour les défunts, il s’agit de réduire le temps de purgatoire des morts, des ancêtres, ceux qui sont en train de purger leur peine pour éventuellement arriver au Paradis. L’incitation pour « sauver », son père, sa mère, un enfant disparu trop tôt, dans une société extrêmement croyante, est évidement incroyablement puissante. Il est ainsi à l’origine de ce que l’on appelle le commerce des indulgences dans l’Église de Rome.

Avec le développement de l’imprimerie, la production des indulgences atteint des tirages massifs : la seule abbaye de Montserrat en fait imprimer 200 000 entre 1498 et 1500.

Déploiement de l’indulgence

Le 31 mars 1515, l’indulgence est accordée par une bulle papale pour huit ans, Léon X, dont le trésor est insuffisant, élargit l’indulgence accordée par son prédécesseur et destinée à financer Saint-Pierre. Le mécanisme financier ce met en place partout en Europe, avec des modalités différentes selon les pays. Le 29 octobre 1514 : l’indulgence de Saint-Pierre est étendue pour un an à la Savoie, le Dauphiné, la Provence, la Bourgogne, la Lorraine et Liège. Le 2 décembre 1514 : extension pour deux ans aux provinces ecclésiastiques de Cologne, Trèves, Salzbourg, Brême, Besançon et Upsala.

La distribution de l’indulgence est confiée un mandat/manuel de prédication (qui travaille comme n’importe quel broket dont le but est de vendre du papier, comme des obligations, des actions, des parts de fonds…). Les commissaires et prédicateurs établissent ensuite les montants des contributions selon la richesse du pénitent. C’est dans la documentation de la campagne de 1515-1517 qu’on trouve les tarifs concrets.

Le Instructio summaria

Dans la campagne de 1517, les prédicateurs disposaient de textes qui expliquaient exactement ce qu’il fallait annoncer au public et combien demander. Les montants de base sont les suivants:

Acte / péchéTarif rapporté
Polygamie6 ducats
Sacrilège / vol dans une église9 ducats
Parjure9 ducats
Meurtre8 ducats
Magie / sorcellerie2 ducats

La variation selon le statut social peut donner 25 ducats pour les rois et princes, 10 pour abbés/comtes/barons, 6 pour certaines personnes ayant 500 florins de revenu annuel, 1 pour celles à 200 florins, etc.

Le plus important est bien que l’on parle d’échanger de l’argent contre la rémission du péché au purgatoire. Pas une pénitence, pas une prière, de l’argent sonnant et trébuchant.

Albert de Brandebourg

Parmis les responsables religieux chargés de commercialisé l’indulgence, le cas d’ Albert de Brandebourg est le plus important. C’est lui qui va précipiter la réaction luthérienne.

Albert est un jeune prince de la famille des Hohenzollern. Il détient déjà plusieurs bénéfices ecclésiastiques et veut désormais devenir archevêque de Mayence. En 1513, il devient archevêque de Magdebourg, puis souhaite devenir en plus archevêque de Mayence en 1514. Or il a deux problèmes. Le droit canonique interdit normalement à un même homme de cumuler plusieurs bénéfices ecclésiastiques importants. Albert possède déjà plusieurs bénéfices et, pour obtenir Mayence, il lui faut donc une dispense pontificale. Seconde difficulté : il est trop jeune pour certains des offices qu’il veut obtenir. Il lui faut donc également une dispense d’âge. Et pour obtenir ces dispenses, puisque nous sommes dans un monde ou tout se vend et tout s’achète, Il faut payer des sommes considérables à Rome, dont 10 000 ducats pour les frais liés à l’obtention de l’archevêché de Mayence, Albert doit verser à Rome une somme considérable Albert n’a pas cette liquidité. Il emprunte la somme…aux Fugger.

Une fois devenu archevêque de Mayence, il doit rembourser. En 1515, Léon X autorise Albert à organiser la collecte de l’indulgence de Saint Pierre sur ses terres. Officiellement, il s’agit de contribuer au financement de la reconstruction de Saint-Pierre de Rome. Mais un accord financier est conclu, les recettes de l’indulgence sont partagées. Une moitié est destinée à Rome pour Saint-Pierre. L’autre moitié revient à Albert pour lui permettre de rembourser son emprunt aux Fugger.

Johann Tetzel

Pour développer cette affaire, Albert est autorisé à organiser la prédication populaire des indulgences, c’est-à-dire leur distribution. C’est là qu’apparaît Johann Tetzel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Tetzel). Il est le prédicateur chargé de convaincre les fidèles de contribuer. Sa prédication est associée à la célèbre formule :

Sitôt que sonne votre obole,
Du feu brûlant l’âme s’envole
.

Ou encore dans une version plus prosaïque: « Dès que la pièce tombe dans la caisse, l’âme s’envole du purgatoire. » (Sobald der Groschen im Kasten klingt, die Seele aus dem Feuer springt – on ne possède pas de preuve solide que Tetzel ait prononcé exactement cette phrase qui vient sans doute dérivée de l’une des formules 95 thèses de Luther.)

Tetzel met un point d’honneur à écouler un maximum d’indulgences, n’hésitant pas à dépeindre avec grandiloquence les tourments du Purgatoire et les souffrances des pêcheurs. Il transforme une opération pontificale et financière en campagne populaire de masse.

Luther a été profondément scandalisé par cette pratique. Luther conteste le principe théologique qui permet de transformer la pénitence et la peine temporelle en quelque chose qui semble pouvoir être obtenu par une contribution financière.

Une histoire passionnante à suivre ici:

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