Pouvoir et utilisation de la méditation – la pratique (2/2)

Sivananda, l’un des principaux yodi indien ayant contribué au déploiement mondial du yoga disant « 5 minutes de pratique valent mieux que toute théorisation ». Après avoir

Les techniques de méditations forment un continent avec ses pays, villes et villages. Est une méditation tout exercice ayant pour but une modification de la conscience qui plonge l’adepte dans un état de demi-sommeil lui permettant d’accéder aux couches profondes de sa conscience. La notion d’inconscient n’est pas utile, car elle est toute relative. Est inconscient ce qui n’a pas encore été porté à la conscience. Cette dernière doit développer son empire et se rendre consciente. Les exercices servent également à cela. Il y tant et tant de techniques qu’il serait vain de tenter de les répertorier. On peut en revanche repérer les points communs et les classer par catégorie. Le but de cet article est de présenter un chemin possible pour une médiation aussi efficace que possible permettant d’ancrer les nouveaux principes et de modifier nos réactions émotionnelles face aux événements de la vie.

La description ci-dessous vaut pour toute modification. La technique est en effet toujours la même. Cependant, pour progresser efficacement, il convient de commencer par des éléments simples, avant de se lancer dans de profondes et complexes transformations.

L’introspection

L’analyse

L’introspection est l’interrogation et l’observation de soi-même par soi-même. Cette analyse doit nous donner les objectifs de notre médiation. Nous ne cherchons pas à méditer pour rejoindre le vide intégral. Nous voulons nous améliorer et nous rendre plus fort.

L’analyse doit être très détaillée et concerner tous les aspects de ce qui provoque telle ou telle réaction. Il faudra ensuite travailler chacune des causes, lui après l’autre.

Les principaux moyens permettant de nous aider sont pour les moyens intellectuels: l’utilisation d’un journal intime, une thérapie psychanalytique, la connaissance des méthode de la thérapie cognitive, la lecture d’ouvrages de développement personnel et de philosophie morale et politique. Pour le corps, comme pour n’importe qui, une activité un peu relevée est recommandée plusieurs fois par semaine, les massages, le yoga, le pilates, la kinésithérapie, l’ostéopathie, la thérapie des facias, etc. Toutes ces activités sont autant de soutient au développement de la conscience.

Dans cette analyse, quelque soit le sujet, nous devons remonter au principe de la réaction émotionnelle ou de l’action. Toute nos réactions dépendent en définitive de la construction intellectuelle qui préside à notre identité. Nous faisons ceci parce que nous croyons en tel principe. Nous réagissons ainsi parce que nous pensons qu’il est de notre devoir de le faire. Et quand la tristesse et la peine nous envahissent, c’est que le principe, la définition que nous avons de nous-mêmes, n’est plus opérante, qu’elle ne se réalise plus dans la réalité. Ainsi lors d’un échec par exemple, nous sommes malheureux parce que nous n’avons pas accompli notre but, mais surtout parce que nous ne sommes pas la personne que nous voulions être, c’est-à-dire celle qui accomplit ce but. Ce chemin de vie nous étant rendu plus complexe, nous sommes obligé de nous remettre en cause.

La construction d’une solution

Une fois le comportement à modifier entièrement disséqué, il faut analyser chacune des parties, faire l’inventaire des représentations qui ont guidé à l’échec, et l’une après l’autre, et les modifier. Le principe de la modification est toujours de passer du négatif au positif, de quelque chose qui nous faisait de la peine, créait de la fatigue, à une nouvelle manière de lui donner un sens positif. C’est la seule et unique solution.

Trouver et réussir cette inversion du sentiment, de l’idée, du principe et de l’émotion négative n’est pas toujours simple. C’est tout un art qui demande beaucoup d’application. Ce travail, de changement d’état d’esprit, est absolument nécessaire. Il ne suffit pas, comme l’hypnose le présente par fois, de donner directement un ordre bien formulé à son inconscience. Le conscient et l’inconscient ne sont pas séparés et ils ne se tournent pas le dos. Ils forment au contraire une continuité qu’il s’agit de réécrire. De la même manière, il n’est pas possible de changer ainsi un aspect de son comportement sans changer un réseau entier de manière de pensées, de représentations, qui nous ont conduites dans ces actions ou réactions.

Il est notoire que ce n’est pas, par exemple, avec de bon sentiment que l’on peut s’en sortir dans la vie. Ainsi, une personne vraiment honnête se retrouvant dans un groupe, par essence toujours politique, aura toujours des difficultés à conserver son honnêteté et à rester dans le groupe. Or si faire partie de ce groupe est ce qui lui permet de gagner sa vie, elle sera devant un dilemme: sacrifier son travail a ses principes, ou ses principes à son travail. Ce n’est pas un cas d’école. Ce type de dilemme est très courant. Il prend souvent la figure d’une lutte entre le porteur de principe qui défend l’intérêt général et les autres qui défendent tous leurs intérêts particuliers. La personne qui aura ce niveau d’honnêteté, qui ne sera pas dans le jeu compétitif et les luttes plus ou moins feutrés de pouvoir des autres ne pourra pas s’en sortir. Si elle veut continuer en entreprise, elle doit se mettre à compter les points, comme les autres.

Une dialectique, plus précisément une casuistique s’instaure. Comment trouver un moyen de rester honnête et d’être inscrit dans un jeu politique? Comment compter les points de la compétition quand on estime par-dessus tout la coopération? Faut-il renoncer à son idéal? Ou plutôt trouver un moyen prudent de rester honnête tout en respectant les règles du jeu social? Ce sera à chacun de trouver ses réponses et son chemin.

Le philosophe – Fragonard

La réécriture de l’histoire personnelle

La plupart de nos habitudes concernant nos réactions et nos relations ont été forgées au long de notre histoire personnelle et principalement durant notre enfance. « Nous avons été enfant avant que d’être homme », rappelle Descartes. Pendant l’enfance, et même plus tard pour la plupart d’entre-nous, les liens familiaux sont notre principale source de comportement. Nos forces et nos faiblesses en viennent.

Pendant une grande partie de l’enfance, les comportements se sont engravés en nous sans que nous ayons à y réfléchir. L’imitation des parents passe directement dans notre corps. Et parfois, quand il a s’agit de se défendre dans des situations difficiles, ces réactions ont été quasiment instinctives, viscérales.

Il ne s’agit pas pour autant de laisser tomber la réalité. Ce qui est impossible, à moins que l’on souffre d’une forme de problème psychologie. Il ne s’agit pas non plus de recouvrir la réalité d’un mensonge, ce qui ne fait qu’ajouter au problème. Il s’agit de comprendre que ces réactions initiales, peut-être inévitables, sont maintenant inadéquates. Il s’agit de s’appuyer partout sur le positif: le réellement positif, la bonne volonté dont les gens autour de nous on pu faire preuve, et de transformer le négatif, ce qu’ils n’ont pas bien fait, ou ce que nous-mêmes aurions pu faire autrement, en positif. C’est la célèbre devise du « plus jamais ça ». Toute difficulté appelle un changement. Toute erreur reconnue est la possibilité d’un progrès futur.

Laissez tomber son malheur

Notre malheur, nos misères, notre histoire familiale, nos déceptions de vie, tout cela nous rend triste. Nous avons l’impression que si les choses, la vie, le destin, avaient autrement, nous aurions pu être bien plus heureux. C’est peut-être vrai. Mais pas si vrai que cela. Le malheur universel est un fait, le bonheur, une conquête.

La réalité est que le ressassement incessant de nos malheurs fait partie de ce qui nous entrave. A tout instant il nous fournit toutes les raisons possibles pour échouer et ne pas respecter les règles que nous souhaitons nous donner et suivre. Nous avons toujours sous la main de bonnes raisons d’échouer, et ô surprise, nous échouons.

Il faut déposer son malheur, comme on laisserait enfin ce vieil habit préféré qui nous a accompagné pendant temps d’année. Mais il est maintenant élimé de toute part. Il ne protège plus de rien depuis longtemps. Ce poids, cette charge de malheur que nous portons, nous devons la laisser enfin sur le bord de la route.

La respiration

Le principal point commun à toutes les techniques, yoga, sophrologie, méditation et hypnose, est la concentration sur la respiration, le plus souvent abdominale. Elle permet de donner un point d’attention à la conscience qui ne soit pas trop verbal et empêche la dispersion mentale. Elle permet de se connecter aux fonctions profondes, végétatives, du corps, d’accéder aussi profondément que possible à la liaison existant entre notre conscience et le corps qu’elle contrôle.

Accéder aux profondeurs de la conscience

La conscience n’inclut pas que ce qui est présent à l’esprit à un instant donné. Elle inclut également toute la mémoire, la transmission des informations nerveuses dans le corps, toute la sensation, et même jusqu’au fonctions végétatives. Tout ce que l’on appelle aussi parfois l’âme. Et il est possible, à force de pratique, d’étendre le domaine de la conscience sur une grande partie de l’âme elle-même. C’est ce que nous proposent par exemple les grands maîtres yogi, capables de retenir leur respiration, de rester enterré pendant des heures, d’arrêter les battements de leurs cœurs, puis de le faire repartir, de supporter les températures les plus extrêmes – ou si l’on est sceptique, d’arriver tout proche de ces exploits. Les philosophes sont plus modestes et tentent déjà d’accéder à cet entre-deux entre la conscience et le corps qu’ils appelaient, avant que Freud ne le rebaptise du terme d’inconscient, « l’imagination », et qui formait le lien entre la raison et le corps.

La raison est bien sûr de son analyse et de son principe. Mais l’imagination est tournée, formée par d’ancienne manières qu’il faut maintenant réaménager autant que possible.

Le philosophe en méditation – Rambrandt

Un retournement de la conscience

Une fois la respiration lente et profonde mise en place, il s’agit de trouver une technique pour descendre profondément en soi-même. C’est ce que l’on appelle parfois l’hypnose ou l’auto-hypnose, qui ne sont rien d’autre que des techniques de méditation spécifiques.

Toutes les méthodes ont le même objectif: mettre au repos la partie consciente de la conscience pour faire immerger la partie par ailleurs enfouies. Ainsi l’on recommande de se concentrer sur le corps, sur une lumière, sur un pendule, une voix, etc. Et l’on « joue » avec l’attention, on la neutralise, la désoriente, pour pénétrer dans son intérieur, son arrière boutique. Là est rangé toute notre vie émotionnelle et intellectuelle, jusqu’au tréfonds de nos entrailles.

Ancrage du message

Une fois la détente suffisamment profonde, il faut se concentrer sur le message que nous avons précédemment élaboré, le répéter l’élaborer en respectant certaines règles. Le discours doit être positivement tourné. Il doit concerner les principes de l’action, partir du principe et descendre au cas concret de son application. Nous devons aussi nous concentrer sur le plaisir que nous ressentons à changer notre comportement et que nous ressentirons à chaque fois que nous appliquerons noter nouvelle vision des choses. Ajouter une ou plusieurs images, métaphores, aide grandement à fixer l’imagination, mais encore faut-il trouver les images adéquates. Certains conseilles de se parler en utilisant le « tu », pour aider à la distanciation qui ouvre l’esprit sur ses profondeurs. Enfin il est important de se féliciter de cette démarche que nous entreprenons.

L’opération doit être répétée autant que nécessaire. Comme en tout art, la répétition est un gage de progression. Il est possible de pratiquer une fois par semaine, ou presque tous les jours. Le changement est systémique, donc difficile. Même quand la séance n’a pas l’air productive, elle l’est – tout comme tout exercice de méditation est bénéfique, même s’il faut souvent 6 mois de pratique au débutant pour commencer à en ressentir les effets.

La modification raconte le discours intérieur d’un homme changeant complètement la vision qu’il a de sa propre vie au cours d’un voyage en train

Histoire personnelle

Reconstruire son histoire personnelle n’est évidemment pas aisée. Plus elle aura été difficile, plus l’on sera bloquer en position défensive. C’est bien compréhensible. Mais quand la lutte est devenue inutile, la seule chose à faire est de tirer les leçons du passé, se concentrer sur les moments positifs. Peut-être que tout n’a pas été construit correctement, et maintenant est venu le temps de reconstruire.

Souvent la vie va trop vite. Nous n’avons pas le temps de nous ajuster émotionnellement. Enfant et adolescent, l’école pèse beaucoup trop sur nos épaules et nous n’avons le temps ni de tout faire, ni de nous découvrir. Adulte, il nous faut assurer notre survie, compenser, caché tout ce que nous n’avons pas eu le temps de faire, et bientôt nous occuper de nos propres enfants, puis de nos parents qui prennent de l’âge et parfois perdent en autonomie. Il est très difficile d’avoir une vie équilibrée. Prendre soin de soin, développer ses compétences dans le domaine de la vie et des émotions, et pas uniquement les compétences valorisées par le marché du travail, est le gage d’un véritable et durable équilibre psychique.

Pensées positives / pensées negatives

La doxa actuelle nous pousse à considérer toutes les pensées négatives comme des erreurs. Nous devrions toujours être au pays de l’arc en ciel des émotions positives. C’est bien évidemment impossible. Nous avons les deux types de pensées, et nous avons tous déjà remarqué et fait l’expérience des limites de la pensée positive. Il ne suffit pas toujours en effet de pensée positivement à un comportement pour l’ancrer définitivement.

L’inverse est en effet très possible. Le fumeur qui veut arrêter doit bien être convaincu que la cigarette est mauvaise, et pas seulement qu’il est meilleur de toujours respirer de l’air sain (ce qui par ailleurs est devenu si difficile). Car entre deux cigarettes, il respire bien de l’air sain. C’est quand il fume que cela ne va pas. C’est bien parce que « fumer c’est dégueulasse, ça pue, ça rend malade, ça coûte cher, cela rend insupportablement esclave », que le fumeur arrête. Et tout ceci est très exacte et vrai, que ce soit négatif ou pas. La cigarette est négative, et l’on peut s’en convaincre jusqu’au dégoût.

Il y a dans le corps des puissances d’expulsion des déchets, comme d’intégration des aliments. Il est sain d’un point de vue biologique d’expulser ce qui nous rend malade. Alors pourquoi se priver de ces mêmes fonctions quand elles concernent les émotions? Les émotions négatives existent, et nous n’allons pas nous en séparer, quand bien même nous passerions notre vie entière à méditer sans discontinuer. Alors pourquoi ne pas s’en servir dans ce qu’elles ont de meilleur? La colère, la haine, le dégoût, la douleur, la peine sont des puissances de détachement, autant que l’amour, la joie, etc, sont des puissances d’attachement.

Quand changeons-nous vraiment? Quand nous sommes heureux? Ou quand nous sommes au pied du mur? La question est rhétorique. C’est évidemment, la plupart du temps, quand nous sommes au pied du mur. La dépression est comme une mort, et la fin de la dépression, une résurrection. Nous ne devons pas nous couper des puissances négatives et expulsives; et nous avons tout à gagner à les utiliser de la matière qui leur est le plus adéquate.

La parole négatives des sorcières fonctionne, quand bien même elle condamnerait la mauvaise personne. Utiliser les émotions négatives de la bonne manière est donc plus adéquate que de le faire de la mauvaise manière. Pour arriver à cela, il faut tout simplement qu’elle soit conduite par la raison. Non, être en surpoids n’est pas une question de goût, c’est vraiment mauvais pour la santé (trop souvent nous confondons liberté et relativisme des passions tristes). Nous devons apprendre à utiliser les pensées positives pour ce qui est positif et les pensées négatives pour ce qu’il l’est également. A chacun d’entre-nous d’avancer sur ce chemin de recherche.

Annexe

Site auto-hypnose

Le site l’auto-hypnose dont le lien est présenté ci-dessous propose une description complète de la méthode. Même si nous ne partageons pas la méthode de la suggestion, qui est contraire au développement d’une démarche consciente et argumentative, nous citons ce site auquel nous avons emprunté certains traits de méthode.

https://www.lautohypnose.fr/guide-auto-hypnose-gratuit/auto-hypnose-mode-emploi/

Malebranche

Malebranche, dans son Traité de morale, détaille l’importance pour lui d’humilier l’amour-propre par le discours de la raison. C’est l’une des manières permettant de rendre sensible le discours rationnel, l’autre étant la foi rendue sensible par l’amour de l’Ordre, qui n’est rien d’autre que l’amour de Dieu.: « revenir à soi-même, se comparer à l’Ordre, et de reconnaître tout corrompu; sentir ses inclinations basses et indignes, et demeurer confus; se condamner comme criminel, comme ennemi de son Dieu, comme n’entrant point dans ses desseins, et n’obéissant point à sa loi, mais sans cesse à la lois honteuse de la chair et du sang (…) craindre la mort et l’enfer (…).

Malebranche va très loin dans l’humiliation. Kant le rejoindra sur ce point: la raison morale nous humilie et par là montre son pouvoir. Mais chez Kant, c’est une preuve supplémentaire que l’on ne peut accéder au bonheur. Pour Malebranche, c’est au contraire un moyen de se détourner des passions du corps et de se tourner vers l’esprit. « Il aura honte de lui-même, de s’être laissé sottement séduit »; « En un mot, il faut rendre les passions ridicules et méprisables: il n’y a point d’autre moyen de s’en délivrer ».

Il est tout à fait possible de comprendre se discours d’une manière laïque, sans recourir à Dieu, et de se contenter de suivre une raison qui n’a plus forcément aujourd’hui de Dieu pour fondement. Cette question est de l’ordre de la croyance. La méthode n’en ai pas moins efficace. Suivant sa philosophies pour « philosophes chrétiens », Malebranche va encore plus loin. Toutes nos passions naissent en dernier ressort du Péché et de la chute. Et pour nous en délivrer, il n’hésite pas à parler de « pénitence » (Chp 8, §2). Si le terme ne revient qu’une fois, le contexte rappelle les pratiques chrétiennes d’autoflagellation. Pascal, janséniste comme Malebranche, n’hésitait pas à disposer des pierres sur son bureau pour s’empêcher de dormir. Ainsi, lorsqu’il tombait de fatigue, la douleur le réveillait immanquablement. Evidemment, nous n’irons pas aussi loin, tout châtiment corporel ayant une forme de morbidité qui, pensons-nous, lui ôte tout efficacité. Rappelons-nous simplement qu’il fut un temps ou se flageller était également considérer comme une technique de développement personnel.

Enfer, paradis, métempsychose

Il n’est même pas simple de trouver de témoignage montrant que la pénitence pourrait être efficace. Mais il reste intéressant de rappeler les méthodes des anciens. Car leur méthode ne s’arrêtait pas à la pénitence et à l’humiliation. Le système moral chrétien et les vertus qu’ils imposaient à ses fidèles, sous la formes des vertus chrétiennes et de leur opposés, les fameux sept péchés capitaux, était extrêmement stricte. Pour soutenir l’imagination des fidèles dans leur quête de pureté, le catholicisme, comme toutes les autres religions, a une arme très puissante: la vie après la mort.

Dans les systèmes religieux, comme dans le mythe d’Er décrit par Platon dans la République, les âmes immortels seront jugées selon les seuls critères de dieu, et non des hommes. Suivant leur mérité, elles accéderont au Paradis, au Purgatoire ou à l’Enfer. Dante à entièrement codifié ces chemins et décrit quelle vertu permettait d’accéder à quel niveau de félicité. Ces histoires sont pour Platon, un mythe. Il n’a jamais eu de personne telle qu’Er, revenant du monde de l’après-vie pour nous décrire ce qu’il s’y passe. Ces récits ont surtout pour objet de frapper au maximum les esprits et de nous inciter le plus possible à avoir une conduite adéquate. C’est le développement personnel version religion. Le développement personnel actuel se développant sur les ruines de nos anciennes spiritualités et tente de nous montrer de nouveaux chemins pour accéder au bonheur.

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