L’état de nature – l’idée qui a tout changé

(Note: cet article est une ébauche d’un travail plus complet qui reste à réaliser)

 

L’état de nature c’est l’histoire du idée fantastique, d’une fiction rationnelle, qui totalement transformée le monde, et dont les effets se font toujours sentir aujourd’hui. L’état de nature est un thème philosophique et intellectuel, dont l’histoire commence avec la Renaissance et s’achève à la fin des Lumières, qui a permis de complètement, totalement, repenser le rapport de l’homme à lui-même, les relations politiques, et d’où ont émergées les régimes politiques modernes, et notamment la démocratie moderne.

 

Avant l’état de nature

Avant, l’homme se définissait par rapport à l’animal, qui était inférieur, et au dieux, qui lui étaient supérieurs. On trouve cette hiérarchie partout, dans la pensée religieuse, chez Platon, dans l’organisation de l’âme d’Aristote, qui passe du végétatif à la pensée rationnelle. On la retrouve jusque chez Descartes, entre sa conception de l’animal machine et l’omniprésence de Dieu dans son oeuvre.

On retrouve même cette analyse chez Gassendi:

« En vérité les animaux utilisent leur instinct naturel sûr pour rechercher, trouver et employer les remèdes idoines que les hommes n’obtiennent nulle part par leur raisonnement, ou seulement d’une manière douteuse ».

Une première brèche vient de l’astronomie. Girodano Bruno, lorsqu’il pose l’existence de la pluralité des mondes, pose également la question des habitants de ces autres mondes, ce qui constitue un scandale théologique.

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Qu’est-ce que « l’état de nature »?

Il s’agit de penser et d’imaginer quels pouvaient être les conditions de vie des premiers hommes, quand ils étaient livrés à la nature, avant de former les premières organisations politiques. Cette fiction intellectuelle, que l’on va retrouver chez tous les grands penseurs et philosophes de la fin du Moyen Age à la Révolution française, Hobbes, Locke, Rousseau, Hume, Spinoza, Montesquieu, Leibniz et même Laclos, l’auteur des Liaisons dangereuses, et tant d’autres (à l’exception notable de Descartes), repose sur une dualité de sens féconde donnée à la notion de nature.

La « nature » dans l’expression « état de nature » peut signifier tour à tour la nature réelle, anthropologique de l’homme. Elle pose alors la question suivante: comment survit et vit concrètement, un homme seul dans son milieu naturel d’origine? Qui étaient historiquement et chronologiquement les premiers hommes, d’où viennent les premières villes? Mais la notion de « nature » a un autre sens, plus technique, plus philosophique. La « nature » désigne alors l’essence, le fondement, ce qui permet de définir l’homme ou tout autre concept. C’est le sens que l’on retrouver dans l’expression un peu désuète aujourd’hui de « nature humaine ». Qu’est-ce qui fait que l’homme est un homme, non pas historiquement, mais en principe?

Par le biais de cette dualité, dualité que l’on retrouve par exemple dans l’idée d’origine, qui peut désigner à la fois l’origine chronologique, historique, et l’origine conceptuelle, les thèses défendues par les philosophes et les penseurs vont, d’une manière plus ou moins assumée, toujours chercher à concilier le principe intellectuel, le concept de l’homme, avec la réalité de sa naissance historique de l’homme. Le principe temporel et le principe intellectuel sont mêlés, confondus. Comme s’il fallait d’une certaine manière que le concept soit historiquement valable, et non plus unique valable en pensée.

 

La découverte de nouveaux peuples

En ces temps reculés, l’homme ne connaît finalement pas grande chose à l’homme. L’archéologie n’existe pas. Les voyages commerciaux ne sont pas généralisés, mais ils vont bientôt le devenir. Les routes de la soie ont développés les échanges entre l’Orient, le Moyen-Orient et Venise. Le reste de l’Europe est peu impactée. On ne connaît pas bien son voisin non plus. Les différentes professions établissement rarement des manuels sur les différents métiers. La presse, évidemment, n’existe pas. Le savoir se transmet pour ainsi dire sur le tas, dans et pendant le travail, dans la famille, la seigneurie, ou par l’Eglise qui a la main sur l’enseignement et la transmission.

La connaissance des autres hommes, de l’histoire humaine, est surtout livresque.

Les grands précurseurs Hérodote, avec l’Enquête ( env -300 av-JC) Strabon avec la Géographie (autour de l’an 0), le Devisement du monde de Marco Polo, rédigé en 1298, sont peu nombreux. Ils sont complétés par les récits des croisades.

Tout va changer avec Christophe Collomb. L’exemple de la puissance de Venise fait des envieux. D’autres Etats, ou Cité-Etats, vont bientôt financer d’autres expéditions maritimes pour ouvrir de nouvelles voies commerciales, puis des comptoirs, et enfin des colonies.

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Une attaque frontale de la Genèse

Le seul récit des origines qui existait, ou en tout cas le plus puissant, était le discours de la Genèse dans la Bible. L’homme, le mâle, était premier. La femme était faite à partir de l’homme, de sa cote, pour lui donner une compagnie. Puis la femme goûte le fruit défendu. Dieu, furieux, dieu de colère. Un dieu qui n’a lui même ni frère, ni sœur, ni mère, ni père. Aucune famille. Ce Dieu monothéiste bannit le couple, la pluralité, la différence, et les fait déchoir sur terre où ils vivrons comme ce que l’on peut désormais appeler des « hommes », une humanité, issue d’Adam et Eve, qui portera éternellement le poids du péché originel, en le transmettant de génération en génération.

Il y avait bien d’autres récits des origines, mêlant à la fois naissance du monde et création de l’humanité. La mythologie grecque faisait partie de ces récits. Bien plus complexe, rempli de renversement, de guerres de successions, Ouranos renversé par Chronos, lui-même renversé par Zeus… il faut trois générations pour arriver à un univers suffisamment stable pour accueillir l’humanité. Mais les discours polythéistes sont dépassés depuis longtemps. Les monothéismes règnent sur l’Europe.

Le second grand type de discours des origines, très proche, étrangement proche même de celui de la Bible, est celui de l’Age d’Or, que l’on retrouve par exemple chez le poète grec Hésiode, dans les Travaux et les jours. Tout était mieux avant. Puis l’homme, croulant sous le poids du destin, du Dieu, de son hubris ou de ses péchés, est déchu. Il tombe dans la vie actuelle, faite de contingence, de finitude, de mort, et de toutes les difficultés que nous connaissons si bien, la maladie, la faim, les séparations et échec divers diverses.

Or ce sont bien ces discours mythiques des origines, et en particulier celui de la Genèse, qui vont être remplacées par les théories de l’état de nature, par une pensée centrée sur l’homme et la terre, et non plus centrée sur l’homme et son rapport à Dieu. La pensée va se réorientée, de la Renaissance aux Lumière, de Dieu, vers l’homme, perdre en verticalité, pour gagner en horizontalité. Que s’est-il passé pour que l’on remette en cause le discours mythologique des origines et finalement toute la religion chrétienne?

 

La triple révolution du XVème siècle

Tout a commencé avec la découverte du monde. A la fin du XVème siècle, Christophe Colomb découvre l’Amérique. Avec ce nouveau continent, il découvre également et surtout, comme vont le faire également tous les explorateurs, conquistadors et découvreurs après lui, de nouveaux peuples, de nouveaux types d’hommes, et de nouvelles organisations politiques, de nouvelles couleurs de peau, de nouveau villages. Cela n’a rien à voir, par exemple, avec la conquête de la Lune, qui est un exploit technique, mais sans contenu humain, l’astre étant vide, mort. Avec la découverte des nouveaux mondes, l’homme est conduit à se questionner lui-même et à revoir sa définition de lui-même.

A la même époque, Copernic (1473-1543) remet le soleil au centre du système solaire. Luther remet en cause les Évangiles (1483-1546) au nom de la liberté de pensée. La révolution est bien triple, complétée et amplifiée par l’invention de l’imprimerie moderne, grâce aux caractères mobiles crées en 1450 par Gutenberg.

-La Révolution est d’abord théologique et intellectuelle. C’est la révolution protestante. La position de l’homme dans la création s’en trouve directement remise en cause. Si l’on ne croit plus à la naissance de Jésus conçu directement par Dieu en Marie par le miracle de l’immaculé conception, comment peut-on croire au reste? Une fois que l’on a mis en cause cette génération directe divine, comment ne pas questionner également la Genèse et la conception, là encore ex-nihilo du premier homme Adam, et de la femme après lui? Comment croire encore aux mythes, quand ceux-ci sont tombés dans le commerce des Indulgences, qui servent à racheter ses péchés?

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-La Révolution est aussi Cosmique et scientifique. Avec Copernic, l’homme n’est plus au centre de l’univers. L’univers n’est plus un cosmos parfaitement organisé et peuplé de divinité. Il devient un infini, que l’homme peut et saura ramener à son échelle par l’usage de la raison et des mathématiques.

La révolution scientifique, si elle ouvre un nouvel univers, peuplé d’astres, comme les lunes de Jupiter découvertes par Galilée en 1610, met aussi la nature à la portée de l’homme, comme jamais auparavant. Grâce aux nouvelle lois du mouvement et de la chute des corps, puis à la méthode scientifique cartésienne, l’homme sera bientôt « comme maître et possesseur de la nature ». Là encore, la mythologie et la science en prennent un sacré coup (c’est le cas de le dire!). Le Ciel n’est plus le domaine des Dieux, comme chez Aristote. Il devient le champ d’investigation privilégié des mathématiciens et astronome.

Copernic

-Enfin la révolution est « anthropologique », même si le terme lui-même sera forgé bien plus tard. Avec Christophe Colomb, l’homme blanc occidental se découvre des quantités d’autres nouveaux. Que pensez de tous ces nouveaux hommes, qui n’ont en plus jamais entendu parler du Christ, et n’ont reçu aucune révélation? Qui parfois ne connaissent pas l’écriture, en tout cas pas comme la nôtre et même, notamment pour les « nations » ou peuplades d’Amérique du nord, ont une organisation politique radicalement différente, sans cours, sans roi? C’est également l’homme européen qio ne sait plus qui il est et doit se redéfinir. Comment accepter encore l’universalisme de la Bible et des thèses de l’Eglise quand des terres tant et tant de fois plus grande que le monde connu, n’en ont jamais entendu parler? La controverse de Valladolid, qui pose la question du critère de l’homme, des éléments qui permettent de reconnaître un homme et de savoir quel statut donner à tous ces « autres », qui peuples les nouveaux mondes: sont-ils des animaux, des esclaves, des races que l’on qualifierait d’inférieure, ou d’autres espèces d’hommes? Ou bien sont-ils tout simplement les égaux de leurs découvreurs, des hommes à part entière ?

La nature, la terre perd largement de son mystère. Bientôt, en 1522, Magellan fera le premier tour du monde. Même si les hommes ont bien conscience de toutes les découvertes restants, il n’en reste pas moins que pour la première fois le monde est clos. A l’inverse de l’univers, qui est devenu infini et mystérieux, la terre est confirme dans sa rotondité et sa finitude. Même si l’on en connaît pas encore tous les recoins, ni tous les mystères, l’aire de jeu, pour ainsi dire, est clairement définie. C’est le point de départ de la mondialisation.

 

CantinoPlanisphere

explorateurs

Un feu d’artifice de conséquences

De l’homme à l’organisation de l’Etat

Trois thèses principale concernant l’homme à l’Etat de nature se dégagent. Présentons-les un peu rapidement pour mieux les faire comprendre.

-Il y a d’abord celle de Hobbes, qui repose sur ce que l’on appelle le « pessimisme anthropologique ».

Regarde l’oeuvre de Dieu: qui pourra redresser ce qu’Il a courbé? » L’Ecclésiaste. 7.13

L’homme est naturellement mauvais, « L’homme est un loup pour l’homme ». A l’état de nature, tous les hommes sont dans un état de guerre, de lutte à mort pour les ressources et la survie. Hobbes en déduira qu’il faut un pouvoir légal fort pour permettre aux hommes de sortir de cet état et de vivre en société. L’Etat doit être fort, le Souverain n’a pas peur d’être totalitaire, de concentrer tous les pouvoirs. Hobbes utilisera pour décrire son Etat absolu, l’image du Leviathan, ce terrible monstre marin auquel nul bâtiment ne peut prétendre échapper.

-A l’exact opposé, Rousseau soutient que « l »homme est naturellement bon ». C’est l’optimisme anthropologique. En revanche, il est dans l’état politique, ou l’état civil, « partout dans les fers », car ses droits « naturels » ne sont pas respectés. C’est aussi dans l’état social que l’homme développe ses vices, comme le goût du luxe. L’homme est ainsi à la fois bon naturellement et mauvais socialement. Il faut, et ce sera la tâche du Contrat social et de l’organisation politique en faire un citoyen libre, indépendant, autonome.

-Pour Hume, l’homme est également naturellement bon. L’homme est limité, fini, incapable de survivre seul dans la nature. Il est conduit naturellement à s’allier avec les autres. De plus, il est également capable d’amitié, de sympathie, de pitié, autant de sentiments qui vont le rapprocher des autres. Le gouvernement et l’Etat ne sont peut-être pas si nécessaire que cela. Rien n’empêche de les réduire au minimum.

-Chez Locke, et plus tard chez Spinoza, comme individu, l’homme a l’état de nature est surtout un sujet de droit. Il possède des droits naturels qu’il ne peut remettre à aucun gouvernement. Le pouvoir du gouvernement devra être limité par ses droits, par la délégation de pouvoir qui est faite de l’individu à l’Etat, et le rôle de ce dernier sera essentiellement de protéger et donner leur maximum d’expansion à ces droits.

 

La remise en cause de la monarchie de droit divin

Le fruit le plus connu de cette pensée est la remise en cause de la monarchie de droit divin et l’avènement de la monarchie constitutionnelle et de la démocratie.

Si même Jésus ne peut plus être considéré littéralement comme le fils de Dieu, si le voile se lève sur la parole mythique, comment des rois, qui n’ont rien de la sagesse du Christ, peuvent-ils encore fonder leur autorité sur le droit canon, c’est-à-dire religieux?

L’origine du pouvoir n’est pas dans le sang d’une famille qui serait directement reliée à Dieu. La fiction théologico-politique ne tient plus. L’origine du pouvoir est en chacun des membres qui constitue la société, en chacun des citoyens. Le rôle de l’Etat n’est pas de posséder toute la terre, le pays étant la possession directe du Roi, ni de régner absolument sur les « sujets », c’est à dire d’une certaine manière encore les hommes transformée en possession. Il est au contraire de garantir les droits naturels imprescriptibles de tout homme.

 

Les rapports entre les hommes

Comme on le voit, cette question implique une pensée des rapports entre les hommes, entre les hommes et les femmes, pour donner naissance à la famille, qui si nous ne commettons pas d’erreur, devient à ce moment un objet de pensée. Et bien entendu, la question du statut des enfants va également se reposer. le père de famille, comme le roi, va perdre sa préséance symbolique et hiérarchique. L’émancipation des épouses, puis des enfants, est en marche.

L’état de nature va permettre de repenser ces rapports dans des termes qui annoncent de près ce que l’on découvrira bien plus tard avec la psychanalyse. L’homme fait l’épouse, et la mère, autant que la femme fait l’homme et le mari. C’est peut-être bien avant tout la mère qui non seulement fait l’enfant, mais en même temps reconnaît et désigne le père.

Ainsi sont crées les linéaments de la réflexion psychologique sur la famille. Ainsi également les sources du code civil, qui régit largement les relations familiales, en remplacement du droit religieux, et le code pénal qui punit l’asociabilité physique, corporelle, des hommes entre eux.

 

La culture et la civilisation

Les mythes de l’état de nature, ce type de récit au statut si particulier, mêlant l’histoire, l’imagination et la pensée, vont déboucher sur un intérêt nouveau pour la véritable histoire scientifique des débuts de l’humanité. Les notions de culture, civilisation, la question de ce qui est transmis entre les générations, d’une destination commune de tous ces peuples de la terre, ou d’étapes communes et de différences dans leurs développement, vont permettre la création d’un histoire universelle, reprenant et amplifiant les anciennes histoires d’Hérodote ou de Strabon.

Là encore, c’est la mise à distance du discours religieux, des anciens calcul de l’âge de l’humanité forgés sur la chronologie biblique notamment, qui permet un formidable renouveau.

Parmi les fruits un peu distant il est vrai, citons tout de même:

-L’histoire naturelle de Buffon (1749-1804), dont le titre montre bien qu’il ne s’agit pas d’une histoire mythique ou religieuse, et où Buffon tente de dater l’âge de la terre.

-L’idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique, de Kant, en 1784, où il s’agit de tenter de penser l’histoire de toute l’humanité.

-L’historisation du développement des espèces animales et de l’homme, avec l’Origine des espèces en 1859, du grand Charles Darwin,

 

La naissance du libéralisme économique

Last but not least, la mise en place des droits de l’homme s’accompagne de la reconnaissance de la propriété individuelle comme un droit naturel. Sur ce seul point fixe, toute l’économie bascule dans le libéralisme.

empires coloniaux espagnes portugal

Un thème parmi d’autres illustre ce développement économique nouveau, il s’agit de l’ouverture d’un commerce vraiment mondial, le point de départ d’une nouvelle mondialisation des échanges qui, si elle connaîtra plusieurs formes, ne sera plus jamais remise en cause et ne va cesser de se complexifier. L’une des premières théories économiques modernes, le mercantilisme, va naître dans ce sillage. Il s’agit pour cette école de pensée, de défendre ce que l’on appelle aujourd’hui les excédents de la balance commerciale comme étant l’une des sources de la puissance économique des Etats. Ces penseurs, comme Jean Bodin en France, William Petty en Angleterre, vivent et réagissent à la montée et au développement de la monnaie or.

Les comptoires en Inde

Car c’est d’abord l’or venu d’Amérique par l’Espagne qui enrichit bientôt toute l’Europe. Ce sont bientôt les compagnies commerciales internationales, les « compagnies des Indes », avec l’anglaise Est India Company, fondée en 1600 pour soutenir le développement de l’Empire, la hollandaise Vereenigde Oostindische Compagnie, créée en 1602, pour commercer avec l’Indonésie et le Sri Lanka, la Compagnie française des Indes orientales, fondée en 1664 par Colbert.

 

L’état de nature entre les hommes, et entre les nations

Les différentes thèses de l’état de nature

1/ Par auteur

Chez Rousseau: la reprise de l’état de nature des Métamorphoses d’Ovide est complète. On pourrait presque intervertir les deux textes. L’âge du bronze, le troisème âge du Livre 1 des Métamorphoses: « …aussitôt ont fait irruption sur cette ère d’un métal plus vile les crimes de toutes sortes; alors ont fui la pudeur, la vérité, la bonne foi; à leur place, sont entrées la fraude, la perfidie, la trahison, la violence et la passion scélérate de la richesse ». Le fer, l’industrie, le progrès et la richesse font déchoir l’homme. De même le commerce, la fin des nations indépendantes  » Le marin livra ses voiles au vent ». « L’arpenteur défiant traça de long sillon pour délimiter les champs ». « Bientôt le fer percinieux et l’or, plus pernicieux que le fer, parurent au jour, et à leur suite parut la guerre ». On dirait presque du Zemmour dans le texte: valorisation du nationalisme, dévalorisation de la technique, du commerce international (maritime) et de la richesse.

 

2/ Par thème:

-L’homme naturel

-La place de la famille

-Quels sont les droits de l’homme? Comment sont-ils justifiés?

-Le passage à l’état social / politique / qu’est-ce que la souveraineté

-Quel est le meilleur régime? Le retour de l’utopie ou de l’idéalisme.

 

Les théories du contrat social et la naissance de l’Etat moderne

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/////////logphil/notions/etatsoc/esp_prof/synthese/contrat.htm

https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2004-v31-n2-philoso838/009811ar/

 

Droit naturel et droit positif

Certains penseurs, notamment des juristes, vont contester l’ancrage du droit dans la philosophie et défendre l’idée que seul le droit fonde le droit, et qu’il n’est pas besoin d’aller chercher une fondation en dehors du droit. Ainsi du juriste allemand Kelsen.

 

Le droit international

Les pays ou nations sont considérés comme étant entre-eux à l’état de nature, comme l’étaient les hommes avant l’établissement de la société politique. Mais contrairement aux hommes à l’état de nature, le passage à la communauté des Etats reste largement problématique.

Elle s’inscrit dans un mouvement qui part du droit maritime et du droit de la guerre, pour culminer dans la création d’entités juridiques internationales et dans la création de l’Europe.

 

L’anthropologie, l’ethnologie, et bientôt la sociologie

Le terme « ethnologia » est utilisé pour la première fois par Adam František Kollár (1718-1783) dans Historiae ivrisqve pvblici Regni Vngariae amoenitates,Vienne, 1783. L’ethnologie s’est séparée de la littérature et de l’exotisme vers la fin du xviiie siècle, avec la fin de l’étranger analysé d’un point de vue encore trop « ethnocentrique ». C’est aussi lors des colonisations et occupations européennes que les sciences ethnologiques se différencient de la littérature exotique.

Franz Boas

Buffon définit dans son Traité des variations de l’espèce humaine (1749) l’« Anthropologie » comme l’équivalent de l’ « l’histoire naturelle de l’Homme ». Diderot propose en 1751 une définition plus étroite en faisant de l’anthropologie un équivalent de l’anatomie.

Kant dans L’anthropologie d’un point de vue pragmatique, publié en 1798, définit l’anthropologie comme la connaissance que l’Homme a de lui-même comme « habitant de la terre qui est inscrit par sa sensibilité et sa raison dans des relations empiriquement nécessaires avec les êtres du monde »

 

Le renouvellement de l’éducation

Un homme nouveau, dont la compréhension est totalement renouvelée par l’anthropologie et dont l’organisation sociale va connaître une révolution sans précédente, se doit d’être éduquer complètement différemment.

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Emile, apprenant directement de la nature

Cette tendance est toujours celle que nous connaissons aujourd’hui, puisque l’on parle toujours des « Lois naturelles de l’enfant », selon le titre de l’ouvrage de Céline Alvarez.

 

La fin d’une problématique?

Le thème sous-jacent de la conscicence et de la définition de l’homme

Cette période est aussi celle de Descartes, qui est à la fois l’installation du sujet comme problématique principale de la philosophie, mais aussi celle des aventures de cette définition.

Les premières brèches se retrouvent dans le Moyen-Age, avec Les confessions de Saint Augustin, dont on peut douter tout de même de la légitimité tant certains passages servent parfaitement la cause religieuse. Elle continue avec Giordano Bruno et Pic de la Mirandole, qui installe l’homme comme valeur. Descartes pose le sujet flamboyant, purement rationnel, transparent à lui-même jusque dans le contrôle de ses rêves. Lock est le penser de l’identité, du self (voir les travaux de Balibar à ce sujet). Rousseau, évidemment, joue sur les deux tableaux, la raison et la passion, la loi et la Liberté du contrat social, et la mise à nu d’un nouveau « Je » qui est celui des Confessions. Rousseau continue se progrès constant de l’intériorisation du récit, passé au Moyen-Age également par le méconnu Montluc, et ses Commentaires militaires.

Ce mouvement, qui est le plus important, s’achève avec l’idéalisme allemand, et notamment avec Fichte. Leibniz avait déjà eu la claire conscience de ce qui, justement, n’est pas forcément claire dans la conscience et la prise de décision. Les anglo-saxon, d’Hutcheson à Hume, on imposé le sentiment moral, rognant encore sur l’individu, quand Kant lui-même a laissé la notion reine de la modernité dans une problématique sans réponse.

Fichte a franchi le pas (voir Alain Renaut, cours sur le sujet), en intégrant l’autre directement dans la définition de moi. « Je » n’est plus seulement un Autre extérieur, Je est un autre pour sa propre conscience. Le sujet véritable rejoint l’inconscient, le désir l’histoire. Le « je » de la conscience est déchu, et nous sommes toujours dans cette modernité, qui a remis le désir au dessus de la raison.

Notons au passage qu’il y a bien une définition de l’homme, contrairement à ce que Luc Ferry affirme. LF répète: « il n’y a pas de définition de l’homme », pour éviter tout « substancialisme », toutes « nature » humaine qui pourrait exclure un homme de la définition. Mais dire qu’il n’y a pas de définition, c’est définir, négativement, et donc de manière assez inutile. Il y a une définition de l’homme et il est de la responsabilité de l’homme de la poser et de la transformer: créature de dieu (religion, Platon) être de raison (Descartes), homme capable de rire (Rabelais), être perfectible (Rousseau), être qui n’est pas lui-même (Freud), créature de désir (Nietzsche), égoïsme qui se doit à l’autre et fondation de l’intersubjectivité (Kant), etc… Telles sont les aventures de l’idée qui domine le monde.

 

Les dérives du naturalisme

Racisme et darwinisme social, guerres coloniales, guerres économiques.

La théodicée et le retour de la pensée religieuse

Le retour de l’utopie avec le marxisme

pas un grand succès

Ce qu’est la nature devenue

Entre Heidegger et l’écologie, le retour d’une nature sans l’homme; et une exploitation massive par l’homme amenant à soumettre totalement la terre à l’action humaine, pour le meilleur et le pire.

Le passage des « droits de », au « droit à », extension maximale de l’état de nature?

 

Application

L’égalité homme femme, de l’état de nature à l »intersubjectivité?

Quand est-il aujourd’hui de l’état de nature? La question se pose notamment au regard de l’évolution de la question du statut de la femme, et par rebond, sur celle de l’homme. C’est en effet à la suite des réflexions sur l’état de nature et les droits naturels que les femmes et les hommes, sont tous devenus universellement égaux en droits. Et cela, même si le processus historique et juridique de reconnaissance a été beaucoup plus long que la seule énonciation du principe légal l’égalité.

La femme moderne vit un terrible paradoxe. Elle cherche à accéder à l’égalité non plus seulement juridique, mais en quelque sorte réelle. Et en même temps, cette accession semble passer par une transformation de la féminité elle-même, du corps de la femme, qui la rapproche… de l’homme. Attention, terrain glissant! Ne serait-ce pas le commentaire d’un macho? D’un de ces réacs qui pensaient encore dans les années 70 (l’âge de pierre, quoi), que les femmes ne pouvaient pas faire de vélo? Ou qui comme notre académicien Finkielkraut, trouve que l’épique du monde féminine de football ne correspond plus à l’image qu’il avait de la femme? Ô, lecteur, nous t’en prions, pas de conclusion hâtive… Regardons les faits:

-La droit de vote, le compte en banque, l’accès au monde du travail, tout cela ne pose vraiment aucun problème direct. (la seule question est celle de l’intégration du travail à la maison, qu’il soit fait par des hommes ou des femmes, comme une activité économique, mais c’est un autre sujet).

-En revanche, la pilule et le contrôle de la gestation est une toute autre question. Laissons de côté les arguments moraux éventuels des uns et des autres pour ne regarder que les faits. Avec la pilule, la femme contrôle la naissance. Elle met encore un peu plus la main sur la gestation. Mais en même temps, elle s’en libère.

-Vint ensuite le mariage pour tous. Quoi de plus normal, que de permettre à deux personnes qui s’aiment de s’unir? Mais en même temps, le mariage a dans notre droit et notre tradition une autre destination que celle de l’amour, et c’est celle de faire des enfants et de constituer un foyer.

-Avec les débats actuels sur la PMA et GPA, nous entrons encore dans une autre dimension, celle du découplement de la gestation des « parents ». La filiation biologique est en train de se rompre. Et avec elle, c’est bien une altérité naturelle, biologique, qui est en partie, au moins symboliquement abolie.

Congélation d’ovocyte et de spermatozoïde, parentalité de couple homosexuels, gestation pour autrui. Et encore ajoutée les premières jumelles génétiquement modifiée « créée » en Chine, avec l’outil Crisp-9, les ciseaux génétiques, permettant de bricoler l’ADN.

-On se demande bien maintenant ce qui pourrait encore nous faire dévier par rapport à la trajectoire prévue par Aldous Huxley dans Brave New World: des enfants conçus dans des laboratoires, à la demande, plus ou moins suivant les besoins de la société, et plus tellement par amour et dans un projet de transmission.

A la fin de ce projet, les femmes seront enfin des hommes comme les autres, ou presque. Alors pourrait-on tout de même demander, que deviendra l’amour entre les sexes? Qu’est-ce qui unira encore les hommes et les femmes, une fois la nécessité naturelle de l’espèce pour la reproduction abolie? Que deviendra l’espèce elle-même quand les enfants ne seront quasiment plus « nos » enfants, mais des enfants conçus dans des laboratoires, ni portés, ni voulus? Quel amour aura-t-on encore pour eux?

On le sait, l’amour est un puissant ciment social. Sous ses diverses formes, d’amour romantique, de pitié, de sympathie,d’amitié, de charité, il contribue largement à donner du sens à nos vies. Grâce à l’amour, nous ne sommes pas que des animaux en quête d’argent et de ressources pour survivre. Mais voilà, l’amour pour qu’il fonctionne vraiment, est le plus souvent amour de l’autre. Il suppose l’altérité. Ce n’est pas l’amour-propre, l’amour de soi, qui dérive facilement vers l’égoïsme. Et posons la question là encore crûment, tout en demandant sa sympathie (justement) au lecteur: que devient l’amour si toutes les différences entre les hommes et les femmes sont réduites?

Pas de conclusion hâtive! Car il y a toujours deux possibilités et deux réponses en tout ce qui touche aux émotions. Et les réponses totales, valant à 100%, sont impossibles. Au mieux pouvons-nous tirez des lignes de force. Et la vérité est sans doute dans l’alliance des deux.

-Il y a d’abord le point de vue pessimiste: il n’y aura plus de différence entre l’homme et la femme. Donc il n’y aura aucune raison pour les femmes d’aimer les hommes, ni pour les hommes d’aimer les femmes. Cet amour ne sera plus nécessaire à la procréation, comme il n’est déjà plus nécessaire à la santé financière. Evidemment, dans la « vraie » vie, nous n’arriverons, espérons-le, jamais à un extrême total pareil. Même dans Brave New World, il y a des une histoire d’amour!

-Il y a ensuite, bien plus beau, le point de vue optimiste. Même si les hommes et les femmes se rapprochent, l’altérité existera toujours! La preuve? Le mariage homosexuel lui-même! Il n’y a aucun drame à aimer quelqu’un de physiquement plus proche de soi. Nous ne sommes de toutes manières pas identique. Et quand bien même nous serions tous des clones, nos parcours de vie, nos expériences seraient encore différentes (ainsi, même dans Clone Wars, les troopers clones finissent-ils par se différencier). Il y a une raison de fond à cela, que nous donnait déjà Montaigne et Rousseau: « Il y a plus de différence de l’homme à l’homme, que de l’homme à l’animal ». La nature humaine est tellement diverse, de goût, de parcours, d’intérêt, de beauté en tout genre, et pas seulement de sexe, qu’il y aura toujours une place pour l’Amour.

 

Annexe –

Les autres récits de fondations:

-Le récit mythique: Enéide, chapitre XII (chapitre final) « Alors le pieu Enée, l’épée nue, fait cette prière: « Que le soleil en cet instant soit mon témoin, et toit aussi cette terre que j’invoque et pour laquelle j’ai du supporter de si rudes travaux… » Dans ce texte magnifique, Enée tente de fonder sa nouvelle ville en réunissant deux peuples sous le consentement des dieux. La prière qui demande l’assentiment des dieux est en même temps le contrat, le serment que les hommes passent entre eux. Le pacte est scellé par le sacrifice des animaux et les libations. Malheureusement, cela ne va pas fonctionner, car les dieux, Junon notamment, n’est pas encore prête à céder et à faire perdre son champion, Turnus. Virgile reprend également le présage de l’aigle portant le serpent, un présage de fondation des villes que l’on retrouve également au Mexique, appelée par les Astèques Tenochtitlan.

René Girard, en s’appuyant notamment sur ce type de mythe, comme Abel et Cain, et Romulus et Rémus, propose une autre vision de la fondation des villes, basées sur un meurtre, un sacrifice humain originel, scellant le pacte entre les hommes et les dieux. L’homme est le bouc émissaire qui sert à communiquer par delà la mort avec les puissances de toutes choses.

Sur un registre plus réaliste, Machiavel adresse également la question, dans ses chapitres sur les principautés nouvelles et leurs modes de fondations. Il décrit notamment les choix récurrent, comme ceux d’une ville proche d’un fleuve, peu éloignée de la mer. Mais il insiste surtout, non pas sur le pacte originel, mais surtout sur ce que l’on peut appeler le pacte secondaire, la conquête et la révolution dans des citées déjà existantes.

Pour aller (beaucoup) plus loin:

Les principaux textes sur l’état de nature

– Les 6 livres de la République, Bodin, 1576

– Des cannibales (Le bon sauvage) Montaigne, 1580

– Sur les lois de la guerre et de la paix, Grotius, 1625

– Du droit de la nature et des gens, Pufendorf, 1672

-Le Léviathan, Hobbes, 1651

-Traité théologico-politique, Spinoza, 1670

-Traité politique, Spinoza, 1677

-Essai sur l’entendement humain, Locke, 1689

-Les deux Traités sur le gouvernement civile, 1690

-Lettres sur la tolérance, Locke, 1689

-Les aventures de Télémaque, Fénelon, 1694

-Traité sur la nature humaine, Hume, 1740

-L’Esprit des lois, Montesquieu, 1748

-Discours sur les sciences et les arts, Rousseau, 1750

-Enquête sur les principes de la morale, Hume, 1751

-Essai sur l’origine des langues, Rousseau, 1755

-Discours politique, Hume, 1752

-Essai sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau, 1755

-Candide (el dorado), Voltaire, 1759

-Du contrat social, Rousseau, 1762

-De l’éducation des femmes, Laclos, 1783

-Opuscules sur l’histoire, Kant, (vers 1784) et notamment les Conjectures sur les débuts de l’histoire humaine

-De la guerre et de la paix, Laclos, 1795

-Supplément au voyage de Bougainville, Diderot, 1796

-La théorie de la justice, John Rawls, ( le voile de l’ignorance étant une nouvelle reprise et élaboration de l’expérience de pensée de l’état de nature).

 

La pensée de l’Utopie

-L’Atlantide de Platon

-La Cité de Dieu, Saint Augustin, 426

-L’Utopie Thomas More, 1516

-La Cité du soleil, Tommasco Campanella, 1602

-La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon, 1627

-Puis la renaissance de l’utopie avec le socialisme et le communisme (Saint Simon, Fourrier, Marx…)

 

Les récits de voyage

-L’Enquête, Hérodote

-La géographie, Strabon

-Saga du Vinland, vers l’an 1000, pour se rappeler que les scandinaves, Erik le Rouge / Leif Erikson, ont sans doute découvert l’Amérique avant Colomb.

-Le devisement du Monde, Marco Polo

-Ibn Battuta

-La découverte de l’Amérique, Christophe Colomb, 1492-1505

-Le nouveau monde, Amerigo Vespucci, 1497-1504

-Journal de voyage, Vasco de Gama, 1497 (voyage aux Indes par le Cap de Bonne Espérance).

-Pedro Alvares Cabral, découvreur du Brésil, 1500

-Magellan, et la première circumnavigation (le premier tour du monde), achevée en 1522

-La conquête du Mexique, Herman Cortès, 1524

-Voyage au Canada, Jacques Cartier, 1545, pour le second voyage

-Voyage autour du monde, Bougainville, 1766-1769

 

Pour une présentation complète des grandes découvertes:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_d%C3%A9couvertes

(Le planisphère de Cantino réalisé en 1502 est l’une des plus anciennes représentations des voyages de Christophe Colomb dans les Caraïbes, de Gaspar Corte-Real à Terre-neuve, de Pedro Álvares Cabral au Brésil et de Vasco de Gama en Inde. Le méridien du traité de Tordesillas est représenté.)

Les premiers comptoirs

https://www.lhistoire.fr/portfolio/carte-les-%C3%A9tablissements-europ%C3%A9ens-en-afrique-xve-xviie-si%C3%A8cle

http://www.labourdonnais-association.org/carte-des-comptoirs-europeens-de-linde/

La théodicée: fusion de l’Utopie et de l’état de nature, de Dieu et de l’histoire?

-Essais de théodicée, Leibniz, 1734

-Lettre sur la Providence, Rousseau, 1758

-Critique de la faculté de juger, (la téléologie), Kant, 1790

-Sur l’échec de tout essai philosophique en matière de théodicée, de Kant, 1791

-La raison dans l’histoire, Hegel, 1822

La paix perpétuelle: une nouvelle l’utopie cosmopolitique?

-Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe, Abbé de Saint-Pierre, 1712

-Jugement du Projet de paix perpétuelle de Monsieur l’Abbé de Saint-Pierre , Rousseau, 1756-1758

-Projet de paix perpétuelle, Kant, 1795

Dans la littérature (à compléter)

-Le Quart Livre, Rabelais, 1552

-Histoire comique des Etats et Empire de la Lune, Cyrano de Bergerac, 1709

-Robinson Crusoé, Daniel Defoe, 1719

-Voyages de Gullivers, Jonathan Swift, 1721

-Manon Lescaut, Abbée Prevost, 1728-1731 ( pas de lien direct)

-Atala, Chateaubriand, 1801

-Le livre de la jungle, Rudyard Kipling, 1894

-Tarzan, Seigneur de la jungle, Edgar Rice Burroughs 1912

-Vendredi ou les limbes du Pacific, Michel Tournier, 1967

Le discours du « Je »

Les confessions, Augustin

Giordano Bruno

Pic de la Mirandole

Montluc

Le Discours de la méthode

Les confessions Rousseau

 

L’écologie

Le contrat naturel de Michel Serres, qui renouvelle la problématique.

Un commentaire sur « L’état de nature – l’idée qui a tout changé »

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