Modèle de la conscience – pour préparer les IA physiques
Nous proposons ci-dessous les grandes lignes de l’organisation de la conscience, suffisamment articulées pour pouvoir servir de modèle à une intelligence virtuelle. L’organisation repose sur trois grandes fonctions: la faculté conceptuelle, l’imagination, lieu de communication entre les instances, et la sensibilité, recueillant les informations de l’extérieur. On peut tout à fait imaginer coder tout cela dans une machine dotée des capacités adéquates.

L’argumentation est essentiellement basée sur la logique d’Aristote, la logique de Port-Royal et la Critique de la raison pure de Kant. Nous ne rentrons pas dans tous les détails, ce qui serait trop long ici, mais notons les principaux grands moments de l’activité intellectuelle.
L’énergie de l’intellect agent
La première instance de la conscience est l’énergie propre de l’âme, qui permet d’être libre et autonome. C’est le soleil, la lumière naturelle, qui montre la réalité. Comme tout principe, on ne peut pas le regarder en face. On ne peut le voir que par ses effets et le déduire uniquement par l’absurde, en faisant l’hypothèse qu’il n’existe pas, et en conclure à une impossibilité.

L’armature conceptuelle
La seconde instance de la conscience est l’armature logique et conceptuelle, qui est l’outil créé par la projection de l’énergie de l’âme dans la réalité. Elle comprend la capacité à forger des concepts, à réunir un divers sous une catégorie, et la capacité à relier ces concepts par un système de causes (faculté de juger). Ce travail est presque infini. Kant a bien montré toutes ses dimensions.
Le concept est l’union d’un certain nombre de caractéristiques. Son principal fondement est le pouvoir de l’Un. Pour créer un concept, il faut créer UN concept. Ce pourquoi, de Platon à Plotin, la tradition a considéré la capacité à dire ceci est Un, comme le fondement de la pensée. L’un est aussi le fondement des mathématiques. C’est ainsi que l’arithmétique, fondée sur l’UN, puis sur l’agrégation de différents un pour créer une nouvelle unité de deux, etc, forme l’armature logique la plus visible de la conscience. Elle n’est cependant pas la seule de ces armatures logiques.
L’imagination, l’intellect patient
La troisième instance est ce que l’on appelle parfois l’intellect patient, ou la faculté réceptive et passive de l’âme. Si nous avons conscience de nos pensées, il faut, nous dit Kant, qu’il y ait une passivité de l’âme dans laquelle elle se reflète et dans laquelle nous puissions en contempler les fruits. L’intellect patient est le miroir dans lequel se reflète la lumière de l’intellect agent. Le reflet peut être en mots, en image, en sons, etre directe ou venant de la mémoire.
C’est ainsi, dans un double mouvement complètement synchrone, que nous formulons dans des mots, dans un langage articulé, notre pensée, et que nous écoutons et prenons conscience de ces mêmes mots dans notre esprit. Incroyable faculté!
Nous pouvons ainsi prendre conscience de ce que notre esprit a produit, mais aussi, du coup, l’examiner, le tester, le reformuler, bref, le modifier. Et à nouveau, avoir conscience de cette nouvelle formulation intellectuelle interne, qui elle-même devient un produit sur lequel nous pouvons à nouveau réfléchir. Et ainsi à l’infini. Cette capacité à prendre conscience de ce que formule la conscience est appelée l’aperception.
Elle ne se limite pas au langage parlé. Elle inclut l’audition, la vision, le goût, le toucher, la perception interne. Toute la sensibilité, mais nous allons y revenir, passe également par là.
Ainsi, nous pouvons reformuler la distinction de l’Être et du Néant de Sartre. Le premier néant est celui de l’âme active. Nous n’y avons aucun accès direct. Mais elle se reflète dans un second néant, qui est celui de l’intellect patient, qui est lui structuré, comme une plaque photographique, pour recevoir la lumière de l’âme et la révéler. Le premier néant de l’âme devient alors indirectement perceptible, à travers ses fruits, ses images, le résultat de sa spontanéité et de son pouvoir. Mais il ne l’est que dans le tissu de cet intellect patient. En termes aristotéliciens, nous pouvons dire que la puissance de l’âme, la dynamis, n’est contemplée en acte, entéléchie, que dans la faculté passive de l’âme.
L’espace et le temps
Cette faculté passive n’est pas totalement indéterminée. Elle est la tabula rasa, la planche de cire des philosophes. Mais comme l’a montré Kant, elle est aussi déterminée par le temps et l’espace. Elle code les reflets dans la succession et dans l’étendue. Elle peut présenter les images dans l’espace. Et à partir de ces deux dimensions, nous avons conscience de nous-mêmes dans le temps. C’est-à-dire que nous effectuons la liaison des différents éléments de nos vies malgré la succession qui les sépare.
Et nous pouvons également travailler la représentation spatiale pour en tirer des règles, comme lorsque nous relions le rayon du cercle à son périmètre. C’est ce que Kant appelle un jugement synthétique a priori. L’arithmétique, compter en utilisant uniquement des nombres, est possible sans aucun lien avec la réalité extérieure. Il en est de même pour la géométrie dans l’espace.
Cette capacité est également dépendante d’un facteur plus contingent, à savoir la mémoire, qui permet de se rappeler plus ou moins facilement tout ce qui a imprimé cette cire de l’âme passive.

Quelques mécanismes logiques
Concepts et ensembles
Le langage a un fonctionnement en trois parties bien connu. Il y a la chose désignée, extérieure ou intérieure au sujet. Il peut s’agit d’un arbre, comme d’une émotion, ou une idée. Il y a ensuite le symbole qui permet de désigner, c’est en général le mot, mais cela peut aussi être le nombre, ou la forme géométrique, ou encore la forme simple, comme une rune. Et il y a l’objet mental qui est désigné par le mot.
Le mot chien, qui est un concept a posteriori, c’est-à-dire dépendant d’une expérience externe, désigne un chien réel, ou plusieurs chiens. Mais il désigne aussi l’ensemble des représentations et critères que le sujet parlant a inclus dans sa définition, ou son regroupement mental des items chien.
Le concept est donc un ensemble. Une première fonction logique est la création, la classification des expériences et des idées dans des ensembles. Le concept de totalité désigne la forme de l’ensemble le plus complet possible. Le concept d’unique signifie que l’objet ne rentre dans aucun autre ensemble. Certains ensembles s’emboîtent les uns dans les autres, parfaitement. Ainsi le concept de chien est compris intégralement dans celui d’animal. D’autres ensembles sont complètement séparés, comme ceux d’animaux et de plantes. D’autres sont en partie séparés, en partie liés. Ainsi, l’homme est en partie animal, en partie uniquement homme.
Les possibilités de définition de concepts différents sont presque infinies. C’est un problème que note Platon dans Le Politique. C’est tout le problème de la dialectique, nous pouvons regrouper ou diviser les éléments de mille et une manières.
La classification fait l’objet d’un travail conceptuel. Elle n’est pas évidente et dépend de critères. Certains concepts sont a posteriori, dépendant de l’expérience, comme tous les animaux, plantes et tout ce qui passe par la sensibilité externe. D’autres sont a priori, internes, créés par la conscience, comme le pouvoir du concept lui-même, l’Un, les nombres, les formes géométriques parfaites qui n’existent pas dans la nature, comme le cercle, le carré, etc. Socrate donne comme exemple, dans la Phédon, l’idée de l’égalité, comme archétype de concept, d’Idée, n’existant pas dans la nature, mais permettant de comprendre la nature.
La liaison causale des concepts
Nous l’avons vu, les concepts peuvent être liés comme des ensembles inclus, disjoints, séparés. Mais la liaison peut également être faite selon la temporalité et la causalité. La causalité suppose l’avant et l’après. Le système des causes a été fixé par Aristote en prenant l’action humaine comme modèle.
- Il y a la cause matérielle, qui est le bloc de marbre sculpté par l’artiste.
- La cause efficiente est l’action, ce sont le sculpteur, le ciseau et le marteau qui frappent la matière pour la transformer.
- Vient ensuite la cause formelle ou idéelle. C’est l’idée de la statue telle qu’elle est présente dans l’esprit du sculptueur. C’est elle qui guide le bras.
- La cause finale est le but de la statue, comme la vendre pour gagner sa vie, décorer une maison, procurer un plaisir esthétique au spectateur, faire vivre l’artiste de son travail. C’est la détermination du but pour lequel on a fabriqué la statue
Ce système des causes est liée à l’action proprement humaine. Toute la conscience humaine n’a en effet qu’un seul but, celui de diriger l’action humaine.
La liaison logique des concepts
La liaison causale peut être une hypothèse, une erreur, une liaison nécessaire ou une loi de la nature, ou encore une liaison conjoncturelle, qui peut ou ne peut pas arriver.
Kant a synthétisé ces formes dans les tables des catégories et les tables des jugements. Il reprend ainsi les catégories et syllogismes définis par Aristote dans ses œuvres. À notre connaissance, personne n’a repris ce que l’on appelle la logique prédicative. Les dernières tentatives ont été de créer une logique purement formelle. Or, l’échec de cette tentative est patent, personne ne l’utilise. Elle est vide et se heurte au principal problème du passage de la logique à la loi concrète, celui de la polysémie des concepts.
La sensibilité
L’instance suivante est celle qui va nous permettre d’être reliée à l’extérieur de la conscience, à savoir la sensibilité. Ce sont les cinq sens déjà cités. Ils nous fournissent des éléments qui vont être synthétisés et analysés par la puissance rationnelle de la conscience.
C’est ainsi que la vue fournit des couleurs, des formes, de la position dans l’espace, et que la raison, et son pouvoir du concept, vont analyser ces catégories et en tirer des concepts a posteriori. La plante, l’arbre, l’animal, l’arbuste, la montagne… tous ces concepts correspondent à une somme, une synthèse de critères de l’expérience externe.
Le toucher donne le doux et le ferme, le chaud et le froid, l’humide et le sec. Les sensations se spécifient en différentes dimensions et nous avons d’ailleurs appris à faire l’analyse complète de certaines de ces dimensions, comme avec le spectre de la vision et le spectre de l’audition. Nous avons également été capables de dépasser notre sensibilité naturelle en inventant des outils permettant d’élargir ces spectres.
La nature externe est aussi le lien de l’expérience et de l’expérimentation. En physique et en biologie, il n’y a pas de jugement synthétique a priori possible. Tout doit être validé par l’expérience. Le jugement synthétique est a posteriori.
Notons enfin que la sensibilité, se reflétant dans l’imagination, forme elle-même des archétypes, des formes synthétiques des objets de l’expérience. C’est ainsi que nous pouvons immédiatement reconnaître un chien, juste sur la base de la comparaison de la sensation et de l’archétype. Cette reconnaissance se fait à une vitesse fulgurante et avec une précision très importante (les erreurs sont rares et vites corrigées). Ce mécanisme est bien plus rapide que la mise en place d’un concept décrit dans le langage, reposant sur une définition et ou une série de critères, que l’on va ensuite comparer à la réalité pour vérifier l’inclusion de l’expérience dans le concept. Cette dualité des modes de créations du concept se retrouve dans le grec Idea, qui peut signifier soit l’Idée au sens de concept exprimable dans le logos, soit Forme, immédiatement reconnue dans l’intuition. Le Beau dans le Phédon, est connu immédiatement par l’âme et n’est jamais défini.
La faculté de désirer et le plaisir et la douleur
Nous avons jusqu’ici détaillé les fonctions de la conscience rationnelle et sensible. Notons au passage une difficulté inhérente à cette démarche, calquée sur celle de Kant dans La Critique de la raison pure. Elle mélange la description des fonctions et de leur production, les instances de l’âme et les jugements qu’elle peut produire. On ne peut pas faire différemment.
Ces dimensions sont ajoutées ici pour avoir un panorama plus complet des facultés humaines. Mais une machine ne pourra pas avoir cette dimension avec le même caractère impérieux qu’un homme. Une machine pourra avoir des conditions de fonctionnement matérielles objectives, ce qui est assez différent.
Et il faut encore ajouter une dimension supplémentaire, celle du plaisir et de la peine, qui est cette fois directement liée à la fonction vitale de l’organisme. Le plaisir et la peine sont un indicateur de ce que nous devons chercher pour survivre. Il y a plaisir et peine partout. Dans la pensée, dans la réflexion, dans le mouvement du corps, dans la sensibilité. Et bien sûr dans la satisfaction des fonctions vitales primitives: boire, manger, dormir et se reproduire. Le critère n’est plus intellectuel, et c’est d’ailleurs bien le souci de tous nos débordements et de notre incontinence. La nature à travers nous veut la reproduction de l’espèce humaine.
En effet, nous sommes confrontés à ce niveau au second principe de la nature humaine, ou à la seconde modalité du même principe, à savoir l’énergie physiologique. A l’écouter sans tenir compte du reste, seul les plaisirs physiques devraient conduire nos vies. Or nous savons que c’est impossible, sous peine de nous transformer en cochon, ou pourceaux d’Epicure, tels les camarades d’Ulysse transformés par Circée.
Le plaisir et la peine sont une sorte de sens supplémentaire qui nous indique ce que le corps peut supporter ou ne pas supporter. Il se surajoute à la sensibilité. La vue de quelque chose ne produit pas que de la forme prélude au concept, mais aussi un plaisir qui nous enjoint à chercher l’union, ou une peine qui nous incite à éviter. Il en est de même de l’odeur, de la chaleur, de la luminosité, de la rugosité, etc.
Le plaisir et la peine nous donnent la possibilité d’un accord entre l’extérieur et l’intérieur. Et de manière étonnante, le plaisir et la peine nous donnent aussi une indication sur notre pensée elle-même. Quand nous ne trouvons pas une bonne réponse, ou que nous n’avons pas respecté la loi morale, nous sentons un déplaisir, voire une humiliation. Le plaisir et la peine sont liés à l’activité de l’esprit également, notamment dans la fonction passive de l’intellect patient.
Le désir
La faculté de désirer est un peu ce qui remplace l’instinct. Chez certains philosophes, comme Locke, elle est essentiellement passive. Même quand je désire quelque chose, que je suis attiré par quelque chose, c’est essentiellement le reflet d’un manque. La racine de ces manques est la nature biologique humaine, et non plus la pensée rationnelle. C’est un système de pensée différent, qui sort de la constitution de la conscience logique.
Le manque va lui aussi se refléter dans la partie passive de l’âme, pour en informer la conscience. Et là, c’est le drame… Comment devons-nous faire concilier les deux? C’est le fait d’une vie humaine et du développement de la liberté effective. Nous en avons amplement parlé dans d’autres articles, et notamment ici https://foodforthoughts.blog/2026/06/27/les-principes-de-la-liberte-de-lindividu-a-letat-1-lindividu-et-lerreur-de-la-morale-de-kant-1-3/
La conscience morale
La conscience a évidemment d’autres secrets, que nous avons déjà expliqués ailleurs, comme le plaisir esthétique (ici par exemple: https://foodforthoughts.blog/2026/05/04/les-emotions-et-limagination-et-le-secret-de-la-musique-2-3/) et la conscience morale.

Le secret de la conscience morale nous est en partie caché parce qu’elle semble se présenter comme une vérité fondamentale et première. Mais elle n’est pas première de la même manière que la structure de l’appareil.
La mise en place de la conscience morale, à savoir le respect de l’autre comme un autre moi-même, nécessite l’expérience de l’autre. Ce n’est pas le cas de la défense de soi-même et la conservation de soi-même, qui ne nécessitent que la conscience de soi et de ses besoins naturels.
La conscience de soi passe par la découverte de la séparation entre nous-mêmes en tant qu’énergie intellectuelle, et les représentations qui se présentent dans l’imagination, ou intellect patient. Nous nous découvrons également comme corps, à la fois véhicule de nous-mêmes, vecteur de notre action, et organe passif nécessitant des soins constants. Les émotions sont attachées au corps. C’est lui qui a peur de mourir et qui désir plus de pouvoir pour lutter contre sa peur.
La conscience morale suppose la conscience de l’autre et le fait de reconnaître en l’autre, tous les autres, des hommes égaux en dignité, parce que nous avons tous accès à la capacité rationnelle. Mais, si « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », pour reprendre la formule de Descartes, il n’en est pas du tout de même de la conscience morale. Elle suppose une subjectivité construite sur différentes identifications, principalement celles des parents dans la petite enfance. Nous avons expliqué ailleurs comment ce processus peut ne pas fonctionner, notamment quand l’enfant ne s’identifie qu’à un seul parent et rentre dans une dynamique de pouvoir et non dans une dynamique de respect. (Nous avons réfléchi au mal ici: https://foodforthoughts.blog/2024/07/28/le-secret-du-mal-et-comment-sen-debarrasser-autant-que-possible-1-2/ )
La conscience morale entre en conflit avec la loi de conservation personnelle. Il résulte de ce conflit, contrairement à ce que soutient Kant, une critériologie des conditions d’application de la loi morale. Pour le dire plus simplement, la loi morale ne peut pas être absolue au point de me mettre en danger ou de mettre en danger autrui. Les critères sont les suivants: j’applique la loi morale par défaut. Mais je ne l’applique pas avec une personne qui a prouvé qu’elle ne l’appliquait pas et qui met ma vie ou celle d’autrui en danger. Je ne peux pas, contrairement à ce que soutient Kant, dire la vérité à un nazi qui veut tuer le juif que je cache dans ma cave. Je dois au contraire lutter contre le mal. (Ces principes sont développés plus avant ici: https://foodforthoughts.blog/2026/06/27/les-principes-de-la-liberte-de-lindividu-a-letat-1-lindividu-et-lerreur-de-la-morale-de-kant-1-3). Il reste une possibilité de choix absolu laissée à la personne, ce qui explique pourquoi les dilemmes moraux explicites sous le prisme de la recherche du maximum de plaisir sont, par principe, une erreur. Leur erreur fondamentale étant de toute manière de chercher le maximum de bonheur pour tous, ce qui est un calcul impossible, puisque le bonheur n’est pas le même pour tous. Mais c’est un autre sujet.
Conclusion
La première difficulté du sujet vient de la multiplicité des formes de la conscience et du lien entre ces formes. La seconde vient du fait que notre appréhension quotidienne de la conscience ne correspond pas directement à sa structure. Pris dans l’intense activité quotidienne, travail, santé, relations, nous mettons les formes les plus finales et contingentes de la conscience au devant de la scène.
La conscience est d’abord logique. Nous pouvons ensuite penser le lien à la sensation. Mais les autres dimensions sont toutes mélangées, ou consécutvies dans notre expérience quotidienne de nous-mêmes. Relation à nous, à notre corps, à notre action; relation aux autres, famille, amis…; relation à l’Etat et au monde; rapport à l’au-delà. Et rapports, si difficiles à comprendre, entre ces différentes dimensions.