La prudence (la liberté 3.4)

La prudence est l’une des vertus cardinales de la philosophie grecque. On la retrouve chez Platon, Socrate, dans la République et chez Aristote, dans l’Ethique à Nicomaque. Bien au-delà de l’Antiquité, cette vertu, qui n’est pourtant pas si détaillée dans les textes, se retrouve étrangement et particulièrement liée à toute l’histoire de la philosophie, non pas comme thème, mais comme réalité de la vie du philosophe.

C’est notamment durant la Renaissance qu’elle reviendra au premier plan. Alors que les idées grecques refont surface, donnant un nouvel élan à toute la pensée occidentale, l’Eglise veille et n’hésite pas à montrer son incompréhension du nouveau monde. Galilée est condamné pour avoir affirmée que la Terre n’est pas au centre de l’univers, contrairement au Dogme de l’Eglise. Ce procès injuste remémore le procès de Socrate à toute la communauté intellectuelle. Le savoir, la vérité sont dangereux dans ce monde obscure des croyances et de la bataille pour le pouvoir.

Descartes renonce à publier ses oeuvres scientifiques, qui reprenaient la thèse de Galilée. Il quitte la France, terre catholique et intolérante, pour les Pays Bas. De nombreux intellectuels ne publient pas leurs oeuvres et préfèrent échanger entre eux par courrier, via une personne de confiance, comme le sera le père Mersenne, préfigurant la tradition des publications des futurs sociétés scientifiques.

La mort de Socrate – David – 1787

En Hollande même, Spinoza ne connaît pas meilleur destin. Il a eu le tort de s’attaquer frontalement au dieu de la Bible. Il subit le terrible châtiment du Hérem, l’exclusion de la communauté juive pour impiété. Éduqué par l’expérience, il fera, mais un peu tard, de « Caute », prudence en latin, sa devise.

La prudence est une vertu nécessaire, vitale même, pour le sage. Aristote lui-même refusera le jugement du tribunal d’Athènes et préféra s’échapper que de laisser la justice commettre un second crime envers la philosophie, après la mise à mort de Socrate.

lE RUSE ULYSSE?

Chez Platon et Aristote, la prudence ne fait pas l’objet d’une élaboration très détaillée. Tout ce passe comme si cette vertu était bien connue et n’avait pas besoin de définition. C’était sans doute vrai pour un grec, et dans ce cas c’est chez Homère qu’il faut en chercher la source.

Le première exemple montrant ce que peut être la prudence pour les grecs est en effet le personnage d’Ulysse. Le héros aux mille ruses, est avant tout un héros de prudence. Quand il part de chez Circée, il n’hésite pas à demander des assurances aux dieux eux-mêmes avant de s’embarquer sur un radeau de fortune. Mais surtout, Ulysse ne révèle jamais directement son identité. Il est un héros du déguisement, de la dissimulation de soi. Quand il se dévoile de manière imprudente, lorsqu’il crie son nom aux Cyclopes et se vante de les avoirs bernés, grâce à sa ruse, il est immédiatement et terriblement puni pour cet Ubris par Poséidon. L’intelligence ne suffit pas. Si l’on peut se cacher des hommes, l’on ne peut se dissimuler au regarde des dieux. L’Ubris, la démesure est en partie un défaut de prudence, une manière trop pleine d’être soi dans toute sa franchise.

Le héros de prudence ne commettra plus la même erreur. Quand il arrive en Ithaque, Ulysse, avec le soutien d’Athéna, est déguisé en mendiant. La déesse le touche de sa baguette magique et transforme sa peau elle-même en celle d’un vieillard. Méconnaissable, Ulysse ne se révèle directement ni à son serviteur, le porcher Eumé, ni à son fils, ni même à son épouse, Pénélope. Avant de révéler son identité, Ulysse demande de nombreuses preuves de loyauté. Puis, après s’être révélé à Eumé et Télémaque, il échafaude encore un plan pour retrouver son royaume. Et enfin, il passe à l’action et massacre les prétendants qui lui volaient son bien, ses troupeaux, son palais, courtisaient sa femme, complotaient contre son fils. Sa vengeance est terrible et va de pair avec l’affirmation pleine de son identité.

Ulysse transformé en mendiant par Athena, 1775,Giuseppe Bottani

Employant un subterfuge du même type, Ulysse a conquis Troie en cachant une troupe de guerrier dans un immense cheval de bois. Là encore, le déguisement débouche sur un massacre. Cette prudence, qui consiste à ne pas se dévoiler, se cacher, ce masquer, puis à s’affirmer le plus souvent dans le sang et la victoire, pose évidemment des problèmes à la philosophie. L’image commune du philosophe est celle d’un modèle de vérité et de probité, pas celle du guerrier qui n’hésite pas à faire couler le sang. L’image ne peut pas être conduite plus avant et il faut changer d’ordre. Là où l’homme d’action accompli lutte en héros contre ses ennemis et autres fauteurs de troubles, le sage lutte contre des opinions, des préjugés, les fautes de jugement, pour restaurer ou travailler à découvrir la vérité.

Ulysse n’hésite pas à recourir au mensonge, à la fourberie, à la violence. L’intelligence dont il fait preuve est la « métis », l’astuce, la ruse, et non le raisonnement théorique. C’est l’intelligence pratique, celle qui nous permet de survivre, d’accéder aux ressources et de nous conserver. Ce n’est pas la « théoria », l’intelligence théorique reposant sur des principes. La métis n’a qu’un critère: le succès, là où la théoria s’épanouit dans la recherche.

Un monde de mensonges

La ruse est toujours un arrangement avec la vérité et la justice. La prudence commande-t-elle donc le mensonge? Le sophiste Hippias défend cette thèse devant Socrate. Le menteur est capable d’avoir deux réponses aux questions, quand le philosophe n’en a qu’une. Respecter en tout temps l’honnêteté et la vérité n’est pas toujours adapté à la situation. Hippias ne développe pas, mais ses arguments sont clairs. Dans la Cité, le philosophe ne parle pas à d’autres philosophes, ils parlent aux citoyens, dont les considérations sont avant tout politiques. La vérité n’est qu’un critère ou un argument comme un autre dans le jeu des passions humaines. Le mensonge est partout, et Hippias s’étonne même de voir Socrate proposer de s’en passer. Du CV trafiqué au délit d’initié, de l’opposition systématique aux fake news, en passant par la manipulation du pouvoir, nous sommes bien dans le même monde que celui d’Hippias.

Le sage n’est pas obligé cependant d’être aussi radical qu’Ulysse. Sa prudence doit plutôt le mettre à l’abri des mensonges des autres, de compenser cette asymétrie qui le met trop à la merci du premier menteur venu.

Une vertu pour philosophe

La première définition qui vient à l’esprit quand on pense à la prudence est la vertu d’éviter les risques, les pièges, les difficultés. Savoir conserver l’intégrité de son corps. Se fâcher avec le moins de personne possible. Toujours assurer ses ressources, ses revenus, ses arrières. Voilà déjà qui prémunirait de bien des maux. Mais tout ceci est bien connu de la majorité, surtout en France, tant l’aversion aux risques en tout genre est une marque de fabrique du caractère national.

L’excès et le défaut de prudence sont cependant tous les deux nuisibles. L’excès de prudence est tout simplement la peur, qui conduit à l’immobilité, l’absence d’action. C’est une forme de lâcheté. La peur n’est pas toujours bonne conseillère. Le défaut de prudence à l’inverse, est une forme d’inconscience, une innocence, une naïveté, qui finit par devenir coupable. Il ressemble beaucoup à la témérité, qui est également un excès de courage. Si l’on crée ainsi une chaîne des passions, cela placerait le courage juste dessous de la prudence.

Maintenant imaginons un homme pur, un défenseur de la vérité, un chercheur prêt à aider tous ses contemporains, gratuitement sans se préoccuper d’argent. Imaginons encore qu’un tel homme ne s’intéresse pas aux plaisirs de la chaire, aux vêtements, au luxe, qu’il dédaigne l’alcool et tant d’autres choses, et qu’en tout il ne cherche que le progrès et la vertu. Comment un tel philosophe, puisqu’il s’agit bien du philosophe dont nous parlons, comment serait il reçu dans le monde? Croyons-nous vraiment qu’il serait bien accueilli? Ne serait-il pas, bien au contraire, vilipendé, mis aux bancs, chassé, méprisé, maudit, calomnié comme le fut Socrate? N’aurait-il pas un sort comparable à celui du Christ, de Spinoza, de Rousseau, victime de la jalousie de Diderot et Voltaire, ou de Platon qui fut enfermé dans les joles des tyrans qu’il souhaitait conseiller?

Prise isolément, la prudence est moralement neutre, indifférente. Elle peut convenir aussi bien au bon, qu’au méchant. Mais pour celui qui cherche la vertu complète, la prudence ne prend son sens complet que dans l’articulation des vertus. La prudence est en effet principalement une vertu qui doit prémunir le sage contre ses semblables, contre les autres hommes. Parmi tous, c’est le philosophe, l’homme le moins au fait de la noirceur des autres, qui a le plus besoin de cette leçon. Mais il est aussi, malheureusement, le moins à même de recevoir cette leçon. La sagesse ne se voit pas accorder de sauf-conduit dans le monde, et le Sage est universellement blâmé pour sa naïveté d’enfants. Tous ne ressentent pas le besoin de sacrifier leur vie à leur art comme Socrate. Notre succès ou notre échec dépend largement de nos rapports avec les autres hommes, car c’est d’eux que vient principalement et le danger et la récompense. Selon la passion négative dominante du pays dans lequel il se trouve, le sage devra se prémunir des coups des jaloux, des envieux, des voleurs d’idées, et tout simplement des méchants qui n’ont pas sa conception de l’honnêteté.

Le sage ne peut qu’être affligé de la nécessité d’une telle précaution. Les autres vertus ne valent donc pas par elle-même? La vérité et l’honnêteté ne brillent-elles pas seules au firmament? La réponse est négative. Personne ne saurait prétendre être au monde sans en respecter les règles. Même le frère peut tuer le frère. Abel, jaloux du succès de son frère Cain, préféra le tuer, envahi par la colère, plutôt que d’apprendre de lui et de l’imiter. Le méchant, qui n’a pas honoré Dieu convenablement, tue le plus sage. Dieu n’est pas là pour protéger le juste. L’innocent refusant la violence est plus fragile que le coupable qui ne connaît et n’accepte aucune limite. Le sage peut déclencher, et déclenche souvent la pire des jalousie.

« Si un homme ne cherchait jamais qu’à suivre la justice, la sagesse, ou telle autre vertu… il serait impossible de l’appeler égoïste et de le blâmer. Cependant, n’est-il pas en quelque sorte plus égoïste que les autres, puisqu’il s’adjuge les choses les plus belles et les meilleures et qu’il jouit de la partie la plus relevée de son être… Il est évident que c’est ce principe souverain qui constitue essentiellement l’homme et que l’honnête homme aime de préférence à tout. Il faudrait donc dire à ce compte qu’il est le plus égoïste des hommes. Mais ce noble, égoïsme l’emporte sur l’égoïsme vulgaire, autant que la raison sur la passion, et que le bien l’importe sur l’utile. » Ethique à Nicomaque I IX.

Masque africain

Le non vertueux reprochera même sa vertu au sage. Son argument préféré sera de lui renvoyer en permanence un idéal de vertu que le sage n’a pas encore atteint. « Tu te prétends sage, mais tu ne vaux pas mieux que nous. Tu n’es qu’un prétentieux. Tu te crois supérieur et pour cela tu n’auras que notre mépris. Nous ne reconnaissons aucun sage vivant! Les seuls vrais sage sont Jésus, Bouddha, Gandhi, et regarde où leur sagesse les a menés. Le sage dérange. Il trouble l’orgueil sans frein de ses contemporains. A l’âge du capitalisme triomphant et de la libération de toutes les passions, l’ère de la sagesse est révolue. Le Sage devra se vêtir d’un masque social pour rester à l’abri de l’insociabilité, et choisir ses amis avec soin.

L’identité secrète est le lot de tous les héros. Seulement, dans la fiction, le motif est inversé. Sans masque, le héros joue plus ou moins les imbéciles. C’est masqué qu’il rend la justice. Il se protège de la justice même des hommes qu’il est là pour corriger. S’il était dévoilé, ses actes seraient considérés comme illégaux. Masqué, il prend le relief d’un dieu ou d’un héros. Il se cache pour faire régner la justice, quand le voleur se cache pour la violer.

Faut-il se mettre en autarcie, loin du monde, pour être sage? Ou faut-il rester dans le monde? La tentation du retrait du monde est grande. Plus de souci des autres, dévotion totale à son art ou sa croyance. Sénèque dans La Constance du sage défend pourtant l’idée qu’il y a plus de vertu dans l’action que dans l’inaction, dans la lutte à l »intérieur du monde, que dans l’autarcie prônée par les épicuriens. Dès lors, la prudence redevient impérative. De tout manière, comment croire, même dans un monastère, que l’on échappe au monde? Sénèque était conseillé politique de l’empereur Néron. Cicéron, le grand philosophe stoïcien parvint jusqu’au Consulat. Marc Aurèle était empereur. Il écrivit des Pensées pour moi-même, qu’il se garda bien de jamais diffuser. Il n’est pas toujours simple cependant de rester dans un groupe trop corrompu et la fuite, non pas de toute la société, mais d’une certaine société, n’est pas à exclure.

La prudence sera la vertu du penseur qui est au monde. Ses contemporains ne cherchent pas la vérité, la justesse, la beauté, ou l’efficacité. Ils ne cherchent pas le progrès pour le bien de tous. Ils cherchent, de manière assumée et consciente, à renforcer leur place, quand bien même ce serait au détriment des autres. Ils cherchent à avoir plus de pouvoir pour eux-mêmes. Ils comptent les points de la réputation des uns et des autres. C’est un jeu, une partie de tennis, une compétition, mais pas une coopération. L’orgueil leur tient lieu de conscience et le changement, déjà si difficile pour celui qui cherche la sagesse, leur est totalement étranger.

Patience, retenue, et « humilité »

La patience peut être considérée comme une partie de la prudence. Elle est opposée à la réalisation immédiate. Tout ne s’obtient pas tout de suite, surtout pour celui qui emploi la ruse. La patience est comme le temps laissé à la nature pour faire mûrir le fruit. Elle n’est pas compatible avec l’action rapide, décisive, impulsive. Elle nécessite au contraire le plan, le calcul des forces. Machiavel ne renierait pas Ulysse. Comment aux cartes, il ne convient pas d’être le premier à abattre son jeu. L’ancien président Mitterrand disait « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ».

La retenue est une vertu connexe. Elle désigne la capacité à ne pas se lancer dans l’action. C’est un détachement, une force qui contre la puissance d’agir et fait retour vers elle. La retenue est essentielle à la tempérance, puisqu’elle est le moyen permettant la mise en oeuvre des bonnes habitudes. Dans la prudence, la retenue permet de ne pas passer à l’action. Elle est directement pragmatique. Alors que dans la tempérance, elle est tournée vers le sujet, ces habitudes, sa propre maîtrise de ses passions. Cependant, pour qu’un homme d’action puisse passer réellement à l’action, il faut bien à un moment que la retenue le cède à la décision.

L » « humilité », est la vertu qui consiste à ne jamais se mettre au dessus des autres. C’est évidemment une grande aide pour ne pas être soumis à la grande faucheuse égalisatrice. Est-ce une véritable vertu? Rien n’est moins sûr, car nous ne gagnons pas grand chose d’un point de vue personnelle à nous égaliser ainsi ou nous rabaisser aux autres. Il n’est même pas sûr que cela ait un sens, compte tenu de différence de chacun. Rousseau et Montaigne nous disaient: « Il y a plus de différence de l’homme à l’homme que de l’homme à l’animal ». Pourtant, en société, l’homme avisé apprendra à se taire, à ne pas critiquer les autres, à défendre uniquement son point de vue, et à attendre que les autres se trompent et en soi éventuellement sanctionné. Il avancera ses arguments positivement et par petits morceaux, sans révéler son plan d’ensemble. Cela quand il évoluera en groupe, ce qui n’est pas une obligation.

Le masque de Zorro

Annexe

Malebranche, dans son Traité de morale, vers la fin de la deuxième partie, nous explique quel type de rapport le sage peut espérer avoir avec le non sage. Son analyse, d’une rare perspicacité, n’a sans doute jamais été égalée.

Si le sage peut nouer avec un autre sage une véritable amitié, il n’est pas possible de nouer ce type de relations avec les autres. Le principe des rapports humains avec les autres est de chercher l’amour des autres. Et pour cela, il faut leur plaire, non selon la raison, mais selon l’imagination. Il faut repérer ce qui plaie à notre interlocuteur et lui faire plaisir. Les non-sages ne sont pas conduits par la raison, et il n’y a rien qu’il ne déteste plus que de se retrouver face à une personne leur faisant la morale. Il faut prendre bien garde à rester dans leurs bonnes grâce car « Ils sentent un extrême déplaisir lorsqu’il découvrent qu’ils sont mal dans l’esprit des autres ».

Les hommes passionnés, qui fonctionnent également en manipulant les autres, sont particulièrement perspicaces et doués dans la lecture des émotions. « La plupart des hommes étant plus sensibles que raisonnables, ils ne seront jamais contents de nous, s’ils ne lisent sur notre visage, et s’ils ne sont convaincus par nos services que leurs intérêts nous sont chers. Nous sommes obligés à faire pour eux des pas que nous ne ferions point pour nous-mêmes ». « La société est une pénible et fâcheuse servitude (…). C’est un commerce où les personnes les plus honnêtes et les plus équitables perdent souvent beaucoup. »

Malebranche nous alerte déjà sur ce que l’on appelle aujourd’hui le « body language » ou la communication non verbales. « Car enfin, l’âme découvre ce qu’elle a de plus secret, par l’air qu’elle répand machinalement sur le visage; et lorsqu’on est sensible aux différents airs, on voit dans le coeur de celui qui parle, les sentiments et les mouvements dont il est agité par rapport à nous ». Les hommes passionnés sont très doués pour lire ces émotions. Ils se servent de ce talent pour manipuler les autres. Et le Sage n’a pas vraiment de possibilité de masquer ou cacher ses émotions. Cela ne fonctionne jamais très bien. Ce pourquoi Malebranche recommande d’être sincère dans l’amitié que nous leurs donnons. Sinon, nous nous ferons immanquablement démasquer. « Ainsi, pour bien persuader aux hommes qu’ils ont dans notre estime et dans notre amitié le rang qu’ils souhaitent, il faut véritablement estimer et les aimer. Aussi bien y sommes-nous obligés. »

Cet amour pour tout être humain vient du fait qu’ils sont tous des créatures de dieu. Mais attention, Malebranche ne dit pas du tout que nous devons supporter un tyran, de mauvais traitement ou tendre l’autre joue. Si tout cela est impliqué par le système de valeur chrétiens, le moine philosophes insiste surtout sur les rapports nécessaires ou choisis de la vie de tous les jours.

Il y a une autre méthode pour se faire en partie accepter par les gens passionnés et qui est de se concentrer sur le travail et pas sur les rapports humains. Cependant, face à un environnement de personnes très passionnées, il faudra faire les compromis « le pas », dont parle Malebranche, ou partir.

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