L’universalisme 3/3 – problèmes… et solutions?

Nous reprenons la suite des travaux présentés ici https://foodforthoughts.blog/2025/12/19/luniversalisme-2-2-verite-positise-et-verite-negative/, en mettant l’accent sur les problèmes que pose l’universel. La réflexion ne peut en effet pas s’arrêter uniquement à « l’universel », de la même façon qu’il ne suffit pas de convoquer « la nation », ou « l’amour », pour régler tous les problèmes. Quand Renand invoque « la nation », ou l’idée de nation, il surfe facilement sur la généralité du terme. Mais il oublie la polysémie du concept. Si tous les citoyens avaient la même idée de la nation, ou de l’État, il n’y aurait évidemment pas de souci. Mais ce n’est pas le cas. Le problème de l’universel n’est pas exactement du même ordre, comme nous allons le voir.

Inversion des problématiques

Universel partout différent

L’universel, c’est, disons-nous, l’ensemble des éléments que nous partageons en commun. Je pense, je suis, j’existe, j’imagine, je sens, je rêve…

Mais si tout le monde pensait, imaginait, rêvait et sentait de la même manière, nous le saurions depuis longtemps. Nous pensons tous au contraire de manière très différente, en fonction de notre éducation et de notre vie, mais plus encore en fonction des dons que nous a donnés la nature.

L’exemple des mathématiques est frappant. Elles sont supposées être le sommet de la rationalité. Et pourtant, être bon en mathématiques est essentiellement un don. Une grande partie des plus grands théorèmes ont été trouvés par intuition et il faut parfois (en tout cas avant l’invention de l’IA), des siècles pour les démontrer. Rien, dans le système scolaire, ne trie autant que le niveau en mathématiques.

Mais nous pourrions en dire de même de toutes les autres facultés. Nous ne pensons pas pareil, ne sentons pas de la même manière. Les profils cognitifs sont si divers qu’il existe de nombreuses personnes pour lesquelles la communication est quasiment impossible.

L’objection principale contre cet argument relativiste est de revenir à l’universalité de la capacité, de la possibilité (de la dynamis chez Aristote). Mais où est cette dynamis quand une partie de l’humanité n’accède pas à la règle de trois, fondement de tout raisonnement mathématique et de tout raisonnement proportionnel? Nous parlons en théorie la même langue, mais le champ de définition des termes et concepts est très différents d’une personne à l’autre, occasionnant de multiple quiproquo en tous genres.

Des différences partout… universelles

À l’inverse, les différences supposées nous séparer, le sexe, la couleur de peau, la langue, le pays, le métier (que l’on comprend ici comme quelque chose de différent du talent), ne nous opposent finalement pas tant que cela. Nous avons tous un sexe, et la différence des sexes est naturellement faite également pour nous rapprocher. Que change une différence de couleur? Vraiment pas grand-chose en fait.

Vu les différences sur les sujets supposés universaux, il est bien difficile de considérer que ce qui est supposé nous différencier ne serait pas également un élément de rapprochement. Nous avons tous une peau, un sexe, un pays, une langue, etc. Il est parfois plus simple de se sentir proche d’une personne habitant dans un autre pays et ayant le même rapport à l’État ou à la chose publique, et les mêmes plaintes, qu’avec un compatriote.

Le cas particulier de la religion

L’universel n’est peut-être pas aussi universel que cela. Il nous sépare également. La pire de ces figures est la croyance religieuse. Nous croyons tous soit en Dieu, soit qu’il n’existe pas. Mais nous nous enfermons dans des religions particulières, violant ainsi d’emblée l’idée de Dieu.

C’est l’une des absurdités les mieux partagées.

Mais alors, quelle différence compte vraiment?

Les objections sont suffisamment fortes pour considérer que le vrai problème est ailleurs. Il est finalement dans la personnalité, dans la capacité ou non à prendre en compte le point de vue d’autrui, sous toutes ses dimensions. Il est dans la souplesse psychologique.

Est-ce un relativisme? Faut-il accepter par principe comme équivalentes toutes les positions des autres? Nous voici devant un autre difficulté

Le problème de la tolérance

La tolérance est le thème, la manière dont les philosophes des Lumières ont ramené la religion à un problème de respect des convictions de chacun. On peut y voir un dispositif destiné à construire la paix sociale, plutôt que la vraie réponse philosophique à un problème réel d’intolérance. Comme nous le soulignons souvent, nos religions monothéistes du Livre sont toutes intolérantes. (Les non-juifs sont goys, ceux qui n’ont pas connu Jésus n’ont pas de rapport avec Dieu, ceux qui ne suivent pas le prophète sont tous des mécréants).

Popper a bien vu ce souci dans son célèbre paradoxe de la tolérance. Il ne faut pas croire que la tolérance s’étend jusqu’à l’intolérance. La tolérance n’est pas un relativisme. Elle n’est, surtout, pas tolérante envers l’intolérance, pas plus que le blanc n’est tolérant avec le noir.

Nous pourrions penser, qu’armé, de ce principe, nous avons un critère clair de l’extension de la tolérance. Mais à y regarder plus en détail, que reste-t-il de la tolérance si nous ne supportons plus ce qui ne rentre pas dans la définition stricte de la tolérance? Plus grand chose en fait. La tolérance ne retient plus que ce qui est logique et rationnel. Elle revient sur le problème de l’universel. Au moins dans un premier temps.

Identité et souplesse psychologique

Et si la solution n’avait rien à voir avec tout cela? Quelles que soient les déterminations qui sont les nôtres, le plus significatif reste finalement notre capacité à les mettre à distance, à les remettre en question.

Quelle identité, en effet, vaut réellement qu’on s’y attache? Ne sommes-nous pas tous parfois pris dans la cristallisation d’une détermination, sans que cela n’ait réellement de sens? Ou en tout cas, un sens absolu? Les ingénieurs passent leur temps à dire qu’ils sont les plus intelligents. Mais le calcul ne remplace pas le raisonnement conceptuel. Un militant politique engagé défend toujours une position particulière. Mais il concentre rarement la totalité de la raison et du sens, même si parfois une partie de ses questions sont légitimes. Je peux être d’ici, d’Allemagne de l’Est par exemple, mais pourquoi un autre homme n’aurait pas le droit de devenir d’ici et moi de devenir d’ailleurs?

Ce sont un peu ces critères, quand ils sont appliqués à une Cité ou un État, que Popper appelle la société ouverte. Une société qui a des déterminations, mais qui n’est pas figée dedans et laisse de la place pour le jeu, le changement, la remise en cause, dans le cadre un peu complexe cependant, de la tolérance.

La rigidité, ce nouvel ennemi

A ce stade, de nouveaux ennemis se dressent devant nous. Comme nous avons tous des déterminations identitaires, ou des différences concrètes, il devient surtout important de trouver les moyens de communiquer par-delà ces différences. La seule solution est alors de ne pas avoir des identités trop figées.

Nous pouvons identifier trois types d’obstacles:

La rigidité cognitive.
La personne a simplement du mal à changer de règle, de stratégie ou de représentation. C’est une propriété cognitive. C’est un défaut de logique. Il peut y avoir plusieurs causes. Une déficience réelle n’est pas corrigible. Une déficience due au manque d’éducation réelle. Et enfin une déficience cognitive tenant de la mauvaise foi et venant de la psychologie générale.

Il est d’ailleurs assez facile de voir les limites psychologiques des personnes logiques. Il suffit de repérer les points qui ne sont plus discutables, même face à une objection imparable.

Une rigidité idéologique ou identitaire.
La personne peut parfaitement raisonner, mais certaines propositions sont devenues des éléments de son identité. Les remettre en cause produit une menace narcissique, sociale ou existentielle.

Dans ce registre, nous pouvons mettre le professionnel qui monte sur ses grands chevaux. « Moi j’ai la compétence ». Le meilleur exemple, universel, est sans doute celui du médecin. Il a appris dans un livre ce qu’est la maladie, mais il n’est plus capable d’écouter son patient. Le symptôme n’est pas dans le livre? Il n’existe pas.

C’est ainsi que parfois, même une identité basée a priori sur une logique, la démarche scientifique moderne des médecins, peut se retourner contre son détenteur.

Une rigidité névrotique.
Ici, le mécanisme est plus profond : la représentation rigide sert à maintenir un équilibre psychique. L’information contradictoire n’est donc pas seulement désagréable ; elle est, à un certain niveau, dangereuse pour l’organisation du sujet.

Voilà, selon nous, le véritable ennemi de l’espèce humaine. Nous en avons déjà parlé dans nos recherches sur l’origine du mal. Quand l’identification à un parent malveillant sert à définir une personnalité, la personne est perdue pour la vie subjective. Elle pourra avoir une vie émotionnelle, croire qu’elle est amoureuse, parce que la nature est plus forte que ce mécanisme, sans quoi d’ailleurs, l’humanité aurait sans doute disparue. Mais la personne n’aura jamais une véritable vie intersubjective.

La névrose, ou le blocage psychique, ce n’est pas d’avoir des images et des identifications servant d’une certaine manière à fonctionner psychiquement. C’est d’être enfermée dedans. Ce point est vraiment un angle mort de la psychologie humaine. Plus, en effet, une identification est toxique, plus elle est également forte. C’est ainsi qu’un peuple entier, comme les Allemands l’ont fait, peut devenir fou en s’accrochant de toutes ses forces à une identité apparemment glorieuse, mais en fait, mortifère. Il aura suffit qu’un critère devienne supérieur à tous les autres, celui d’une identité nationale splendide et hallucinée, pour que le monde soit entraîné dans la guerre.

De nombreux autres peuples parviennent, si l’on peut dire, à vivre leur folie sans la déverser ainsi sur les autres. L’Argentine ou la Grèce, dans des styles différents, ce sont effondrés sur eux-mêmes. Mais ils n’ont pas provoqué pour autant de guerre, ni mondiale, ni régionale. C’est sans doute que leur identité ne contient pas cet élément de supériorité.

Le règne de la violence et de la force

Chez tous les turiféraires de la force, la position est toujours en apparence au moins, extrêmement rigide; Ce sont les moins ouverts à une négociation. Ils vantent en général le pays, la nation, la famille, etc. Mais il s’agit finalement de vanter uniquement ce sur quoi ils ont du pouvoir, ou veulent le pouvoir, ou les chemins qu’ils utilisent pour conquérir et garder le pouvoir; Parce qu’une seule chose les intéresse. Le pouvoir, acquis par la force, au détriment de l’autre. Jamais une collaboration équilibrée, dont on se demande d’ailleurs bien comment elle pourrait fonctionner, vu qu’on ne la voit nulle part en dehors des traités de philosophies et des livres de droit.

La purification de l’âme

La méthode la plus efficace pour purifier l’âme est celle de Socrate. C’est une catharsis des fausses imitations des poètes, des sophistes, des politiques, mais aussi des identifications familiales et sociales. Socrate n’utilise pas la logique, il utilise une logique, qui désoriente et fait perdre le fil de la raison. Ses interlocuteurs « flottent », comme Alcibiade, ou sont pris de torpeur, comme piqués par une torpille. Socrate accouche une seconde fois les âmes.

Freud a repris l’essentiel de la thèse de Socrate, laissant tout de même un peu trop la raison et plongeant plus profondément dans la psyché. Malheureusement, la question demeure. Freud a-t-il réussi? Sa méthode fonctionne-t-elle, ou enferme-t-elle dans un discours solipsistique sur soi-même?

Il reste très difficile de prouver que l’on arrive à changer, que ce soit par soi-même, par la philosophie, avec l’aide d’un thérapeute. Nous pouvons peut-être simplement espérer maintenir une distance rationnelle avec nous-mêmes? La démocratie existe-t-elle encore quand les élèves ne lisent plus Platon et ne découvrent plus Socrate au Lycée?

Le retour aux questions politiques

Les quelques éléments que nous avons mentionées ici sur les difficultés de la prise en compte de solution réellement universaliste, nous renvoient finalement directement aux problèmes classiques de la philosophie politique. Les questions dites identitaires, finissent toujours par revenir à la question du contrat social et à la répartition des richesses, des peines, des titres, des obligations, etc.

Aucun autre régime ne prend autant en compte les différences que le régime démocratique. Ce qui signifie qu’aucun autre régime n’est également propice au développement infini des identités et aux conflits d’identités. La coexistence des identités différentes devient alors l’enjeu. Cela nécessite de maintenir un pluralisme des identités et une ou plusieurs circulations possibles entre les identités. Cette question n’est d’ailleurs pas simple. Prenons quelques un des sujets du temps.

Nationalisme et droit de l’homme

L’une de nos difficultés actuelles est de justifier les politiques d’immigration. Nous avon un vrai problème juridique. D’un côté, nous défendons l’universalisme des droits de l’homme. De l’autre, nous sommes confrontés à la réalité des Nations particulières différentes. C’est un cas typique de problème entre la définition universelle de l’homme et la définition pratique, contingente de l’organisation actuelle de l’humanité. Rien intellectuellement ne nous empêche de penser un Etat mondial unique, entièrement construit sur les droits de l’homme.

Dès lors, comment pouvons justifier l’existence d’Etats différents et l’existence de frontières pour ceux qui reconnaissent les droits de l’homme. En droit, si je reconnais les droits de l’homme je dois accueillir potentiellement toute la planète sur mon territoire et n’avoir ni contrôle à l’entrée, ni contrôle à la sortie. Même cela d’ailleurs n’est pas la fin de la Nation ou de l’Etat, puisque je pourrais encore, en théorie, gérer toutes les entrées et les sorties.

Possible et justifié en droit, nous voyons bien que le dispositif est impossible en pratique. Nous ne pouvons ni accueillir tout le monde, ni « toute la misère du monde », pour reprendre l’expression d’un homme politique français.

Il existe bien, y compris du point de vue juridique, une frontière. Il s’agit tout simplement du contrat social, ou encore du pacte social qui lie les citoyens ou les sujets d’un pays. Parce pacte et ses instutitions, principalement sa constitution, un groupe humain s’est détaché du reste de l’humanité pour forger une groupe particulier, avec ses institutions, ses lois, ses coutumes, mais aussi son territoire, souvent sa langue, parfois une religion très dominante (il n’est pas sûr qu’il n’y ait nulle part de religion unique).

Par ce contrat, ces hommes acceptent de reconnaître entre-eux leur dimension universelle et ils acceptent d’appliquer entre-eux l’universel des droits de l’homme. Et rien ne les empêche de décider entre-eux des conditions d’entrée et de sortie de leur communauté. Ils décident souverainement de leurs règles d’admissions. Mais ils doivent préserver la possibilité d’entrer et de sortir de la communauté. La Nation n’est pas une prison, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Une nation peut, et doit d’ailleurs, également réguler le droit des étrangers présents sur son sol. Elle peut et même elle doit, avoir des règles spécifiques pour les personnes de passages. Le tourisme est le cas le plus évident aujourd’hui. Il y a aussi les études et le travail.

Plus délicate sont les questions du regroupement familial et de la protection des réfugiés. Mais une fois que l’on a compris l’esprit de la loi, on voit qu’il y a du champ pour une application et des modifications.

Et comme toujours, les extrêmes n’ont aucun sens. Un pays complètement ouvert n’existe plus. Il n’a plus de citoyen si le monde entier est citoyen. Et un pays qui se ferme trop, sur son territoire, son passé, sa langue, son drapeau, est souvent un pays qui se prépare à la guerre, puisqu’il est complètement figé.

La question sexuelle

Sous la question sexuelle, nous avons la question de l’égalité juridiques des sexes et de la liberté des types de sexualités. Nous la présentons ici.

Il y a bien des limites sur la question sexuelle, et ce sont des limites biologiques. Aujourd’hui, et nous disons bien aujourd’hui, il n’est pas possible de réellement biologiquement changer de sexe. Le sexe, sauf excetion naturelle, est codée dans l’ADN, au plus profond de notre nature biologique. Peut-être sera-t-il possible demain de le faire. Mais aujourd’hui c’est impossible. On peut parler de limite naturelle, de limite technique, ou de problème d’éthique médicale cela ne change rien. On sera donc bien prudent sur les opérations de changements de sexe, qui sont vouées en partie à l’échec.

La question de la limite actuelle n’a aucun impact sur la sexualité en tant que telle. La limite est ici celle de la violence, du respect de son corps et du corps de l’autre. Pas de sévice. Pas de viol, pas de relation sans consentement.

Sur les deux sujets, la question de la protection de l’enfance est clé. Sans rentrer dans les détails, il faut protéger les enfants, des viols et violence dans les familles prioritairement, parce que c’est bien souvent là que tout commence.

La famille

Question connexe. Pendant des millénaires, la famille a été organisée pour permettre la survie de l’espèce. Il s’agissait d’avoir assez de survivant et qu’ils soient suffisamment riches pour survivre. La révolution anthropoligique la plus importante qu’ait connue l’humanité porte sur le recule de la mortalité infantile, que ce soit grâce aux progrès de l’hygiène et de la médecine, puis ceux de la contraception.

La famille était rigide par nécessité, ce qui n’empêchait évidemment pas de tomber amoureux en dehors du mariage. La famille moderne n’a tout simplement plus besoin de cette rigidité pour assurer son ouverture. Le divorce est donc désormais possible. La famille ne peut pas être plus fermée que n’importe qu’elle autre institution.

Evidemment, l’ouverture, voire parfois la disparition de la famille, pose bien d’autres et nouveaux problèmes. Les mères peuvent désormais réduire les pères au minimum. C’est le privilège et la difficulté de la mère que d’être vraiment bien plus proche réellement de l’enfant. Mais les pères doivent-ils disparaître?

Que deviendra la famille quand il sera possible de fabriquer des enfants entièrement en laboratoire, comme dans Brave New World? La question va se poser assez rapidement. Nous pouvons déjà fabriquer un bébé dans le ventre d’une mère porteuse, qui n’a pas, ou peu de matériel génétique lié au bébé. La seule réponse est qu’il faudra garantir une multiplicité.

La question religieuse

A ce stade, nous avons tous les éléments pour redonner les mêmes réponses. La religion n’aura pas le droit de prétendre être unique et universelle tout en discriminant ses membres. C’est la recette de l’intolérance. « je suis le seul moyen d’arriver à dieu et je le réserve à une portion de la population ».

Les religions devront donc accepter la république, comme en France, et renoncer à un droit différent. Le communautarisme n’est pas autorisé. Elles devronts être ouvertes: mariages mixtes dans la république, capacité d’y entrer et d’en sortir. Un vrai défi pour le judaïsme par exemple. Toutes les religions non universalistes verront leur marqueurs identitaires interdits des lieux d’éducation. On arrive pas intolérance pour étudier les mathématiques ou Platon. Il s’agit de préserver les espaces de la mixité. Etc.

Egalitarisme, libertarisme

Nous avons un nouveau moyen de dénoncer les extrêmes des deux principes de la démocratie. Trop d’égalité et c’est l’individualité que l’on assassine. L’égalitarisme est une crispation identitaire. Ce pourquoi il est important y compri chez les personnes de distinguer les droits, comme nous le faisons en fonction de l’âge par exemple.

Trop de liberté individuelle et la communauté n’est plus possible.

L’impôt est ici un grand outil de coordination des activités

Une série de loi sociale ?

Auguste Comte, en fondant la sociologie, cherchait des lois sociales d’évolution historique des sociétés. Nous en avons ici un grand nombre:

-Développement des droits de l’homme

-Ouverture des Etats-nations à la construction supra nationale, surtout pour les Républiques

-Flexibilisation des identités de toutes sortes

-Augmentation de la pluralité, de l’offre religieuse, comme de l’offre politique ou sentimentale

-Développement du progrès technique qui facilite la survie de l’espèce et donc rend les ouvertures identitaires plus facile. L’énergie qui rend l’esclavage obsolète, la médecine qui permet le contrôle des naissances. La richesse qui permet l’émancipation, même au-delà de l’esclavage. Les voyages qui font découvrir la planète;

-Développement politique encadrés dans les deux principes immémoriaux de la politique: la liberté et l’égalité

-Ouverture, mais aussi fermeture des identités diverses. Recomposition des formes d’accord.

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